Genève: L'Etat revoit sa directive sur les voyages d'études
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GenèveL'Etat revoit sa directive sur les voyages d'études

Après l'agression d'un serveur par des élèves genevois en 2010, un texte donnait plus de responsabilité aux enseignants. Mais face à l'ire des profs, le département de l'instruction publique a dû faire marche arrière.

par
Raphaël Leroy
La directive (à g.) et le contrat d'engagement des élèves (à dr.) vont être modifiés d'ici un mois.

La directive (à g.) et le contrat d'engagement des élèves (à dr.) vont être modifiés d'ici un mois.

Les enseignants genevois du postobligatoire ont eu gain de cause. Depuis le mois d'octobre, ils se battaient contre une nouvelle directive régissant les voyages d'études. Un texte controversé qui augmentait passablement leur responsabilité en cas de dérive des élèves, comme ce fut le cas il y a un an à Rome où trois collégiens avaient frappé un serveur.

Rencontre jeudi dernier

«Une dizaine d'enseignants du collège Rousseau souhaitaient discuter à bâton rompu, indique Pascal Edwards, directeur du service de la scolarité du département de l'instruction publique (DIP). Nous les avons donc rencontrés jeudi.»

Car beaucoup de professeurs du canton estimaient que ce texte «allait trop loin» et qu'au lieu de les protéger, il les exposait davantage. Selon nos informations, plusieurs d'entre eux ont même exprimé leur désir de ne plus partir dans ces conditions.

Politiquement, la commission de l'enseignement du Grand Conseil s'est, elle aussi, saisie du dossier. Elle a auditionné à ce sujet le directeur général de l'enseignement secondaire postobligatoire, Sylvain Rudaz.

Ajustements effectifs dans un mois

Résultat: le DIP a accepté de revenir en arrière sur certains points précis. «Il s'agit d'aménagements mineurs qui ne changeront pas fondamentalement le texte initial», précise Pascal Edwards.

En gros, les responsabilités prof/élèves vont être revues et les dispositions relatives à l'alcool affinées. «Les enseignants souhaitaient qu'il soit clairement stipulé que l'élève engage sa responsabilité en cas de non-respect des règles», explique le directeur du service de la scolarité. Le nombre d'accompagnants par élèves va aussi être ajusté.

Toutes ces modifications devraient être effectives d'ici un mois. Pascal Edwards ira, lui, voir le reste des établissements concernés début janvier.

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