Genève: L'Etat se débarrasse des biens qu'il a dû confisquer
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GenèveL'Etat se débarrasse des biens qu'il a dû confisquer

Les objets saisis ou trouvés s'entassent dans les locaux du Canton de Genève. Une vente a eu lieu lundi.

par
Léonard Boissonnas
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L'équivalent d'une surface de 400m2 environ était en vente lundi dans les locaux du Service cantonal des objets trouvés, des évacuations et du garde-meuble (SCOTEGM) du canton de Genève.

L'équivalent d'une surface de 400m2 environ était en vente lundi dans les locaux du Service cantonal des objets trouvés, des évacuations et du garde-meuble (SCOTEGM) du canton de Genève.

leo/20min
Les ventes ont été effectuées sous le contrôle d'un huissier.

Les ventes ont été effectuées sous le contrôle d'un huissier.

leo/20min
En tout, 421 lots ont été proposés.

En tout, 421 lots ont été proposés.

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Une montre Rolex, un ensemble de meubles de bureau ou encore un sac rempli de clubs de golf neufs «oublié» à l'aéroport: les biens les plus divers, occupant une surface de 400 m2, ont été mis aux enchères lundi. L'organisateur de la journée est le Service cantonal des objets trouvés, des évacuations et du garde-meuble (SCOTEGM), qui effectuait là sa première vente de l'année après une réorganisation.

Des mises de départ de 20 ou 30 francs

Une soixantaine d'amateurs et de brocanteurs étaient présents, renchérissant à partir de mises de départ situées entre 20 et 30 fr. en moyenne pour un objet courant, mais pouvant atteindre des centaines, voire des milliers de francs pour des pièces plus exceptionnelles. «Je viens pour faire de bonnes affaires, mais aussi pour l'ambiance», indique une acheteuse, habituée des enchères. «Aujourd'hui, je suis venu avant tout pour les montres», relate de son côté un particulier, collectionneur privé.

Catalogue sur le web et projet de site

Conjoncture oblige, le SCOTEGM fait face à un nombre croissant de biens à empiler dans ses locaux. «Il faut absolument faire des ventes régulières pour vider les stocks», explique Didier Aulas, chef du service. A l'avenir, le service compte donc organiser des ventes au moins deux fois par an et mettre en place un catalogue sur internet; un projet de site web pour la vente est également à l'étude: «On vise une diversification, afin de vendre davantage de pièces à des prix intéressants», précise Didier Aulas.

Des prix attractifs

Environ 90% des 421 lots pro­posés lundi ont été vendus: «Nous sommes contents du résultat», indique Didier Aulas. Les objets les plus courus ont été les bijoux fantaisie et les parfums, note-t-il. Des montres, dont le prix initial atteint plus de 10'000 fr., se sont échangées entre 5000 et 7000 fr. Les invendus, eux, sont détruits ou donnés à des bonnes oeuvres. L'argent récolté n'atterrit pas dans la poche de l'Etat, mais reste à disposition des propriétaires, qui peuvent le réclamer pendant encore quatre ans.

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