Genève: L'Etat songe à déplacer les vacances scolaires
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GenèveL'Etat songe à déplacer les vacances scolaires

Un projet vise à mieux répartir les vacances durant l'année. Le Département de l'instruction publique va se pencher sur le dossier dès la rentrée.

par
Marine Guillain
Un rythme de travail irrégulier n'est pas propice à la concentration.

Un rythme de travail irrégulier n'est pas propice à la concentration.

Les écoliers atteignent souvent la fin de l'année scolaire épuisés. «Cette fois il y a eu neuf semaines entre Pâques et l'été, ça allait, note Nadine, enseignante à Geisendorf. Mais l'an passé c'était onze, et lourd pour tout le monde.»

Le Département de l'instruction publique (DIP) promet qu'un groupe de travail sera mis sur place à l'automne. L'association faîtière des parents d'élève du primaire (GAPP) en a fait la demande. Ils prônent un rythme plus régulier: environ huit semaines d'école entre chaque période de congé. Cela impliquerait que les vacances du printemps ne tombent plus forcément à Pâques. Et pourquoi ne pas raccourcir la pause estivale et allonger celles d'octobre et de Pâques, comme en France? «Cet équilibre serait plus judicieux pour les apprentissages de l'enfant», soutient Sandra Capeder, présidente du GAPP.

«Modifier les vacances est un enjeu complexe qui nécessite de prendre du temps», indique Teresa Skibinska, attachée de presse du DIP. Entre la durée des discussions et les dates de vacances fixées environ trois ans à l'avance, la réorganisation n'est pas pour tout de suite.

Les professeurs, eux, sont partagés. La plupart aiment l'idée d'une meilleure répartition; moins celle de raccourcir les grandes vacances. «Ça fait du bien aux élèves d'avoir une grosse coupure», juge Nadine. Les parents aussi sont divisés: certains trouvent les deux mois d'été nécessaires, d'autres peinent à «caser» leurs gamins.

«Un gros morceau qui touche tout le monde»

En automne, le groupe de travail devra consulter tous les partenaires périscolaires. «Il s'agit d'un gros morceau qui touche tout le monde: l'industrie du tourisme, les familles, les employeurs», indique Laurent Vité, président de la Société pédagogique genevoise. Il faudra aussi gérer la coordination avec les vacances des autres cantons, un paramètre à évaluer en temps voulu, indique le DIP, qui rappelle que l'intérêt des enfants prime.

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