L'Etat va réglementerl'usage de la vidéosurveillance
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L'Etat va réglementerl'usage de la vidéosurveillance

FRIBOURG – A l'heure où les caméras de surveillance pullulent, le Grand Conseil veut réglementer leur utilisation.

«Il y a une énorme hausse des caméras de surveillance. Une étude en recensait 40 000 en 2005», explique la députée fribourgeoise Marie-Thérèse Weber-Gobet (alliance centre-gauche). Actuellement, leur nombre tournerait autour de 100 000, renchérit son collègue socialiste Jean-François Steiert. Les deux élus ont déposé une motion pour légiférer l'utilisation de ces caméras dans le domaine public. Le Grand Conseil fribourgeois l'a adopté hier à la quasi-unanimité. Le texte devrait estomper les différences de pratiques entre les communes. Pour Jean-François Steiert, il s'agit de fixer un cadre pour qu'il n'y ait pas de bisbilles sur la présence des caméras, notamment dans les écoles ou les déchetteries, comme cela s'est passé dans d'autres cantons.

La vidéosurveillance comporte des risques d'atteintes graves aux droits à la protection de la personnalité, souligne la motion. «Il y a deux intérêts en jeu: la sécurité et la protection de la sphère privée», résume le ministre de la Justice fribourgeois, Erwin Jutzet, qui a recommandé l'approbation de la motion. Plusieurs questions délicates se posent. «Qu'est-ce qu'on filme? Combien de temps doit-on garder les images et surtout qui y a accès?», explique Jean-François Steiert. Et d'évoquer qu'actuellement des images d'enfants à un arrêt postal peuvent transiter par Internet. A l'heure de la cyberpédophilie, la sécurisation de ces vidéos est donc cruciale.

Laurent Asséo/ats

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