Actualisé 14.03.2016 à 13:32

ExoMars 2016L'Europe repart à la conquête de Mars

Une fusée Proton a décollé lundi avec la mission russo-européenne ExoMars 2016 à son bord. Elle embarque du matériel suisse.

La fusée Proton a décollé lundi à 10h31.

La fusée Proton a décollé lundi à 10h31.

photo: Keystone

La mission russo-européenne ExoMars 2016 est entrée en orbite lundi. Elle a entamé la première partie de son voyage de Baïkonour au Kazakhstan vers la planète rouge, où elle sera chargée de rechercher de potentielles preuves d'activités biologiques à sa surface.

La fusée Proton transportant une sonde capable de détecter des gaz à l'état de trace, baptisée TGO (Trace Gaz Orbiter) et un atterrisseur test nommé Schiaparelli, a décollé à 09h31 GMT (10h31 en Suisse) des steppes du Kazakhstan. De la technologie suisse participe à l'expédition.

Un voyage de sept mois et un trajet de près de 496 millions de kilomètres attendent désormais la mission, au terme de laquelle l'atterrisseur se séparera de la sonde le 16 octobre pour se poser sur Mars trois jours plus tard. Après avoir largué l'atterrisseur, la sonde TGO entrera dans une orbite elliptique et ralentira très progressivement pour se placer sur une orbite circulaire à 400 km d'altitude.

Méthane

«TGO sera comme un grand nez dans l'espace», explique Jorge Vago, responsable scientifique de la mission ExoMars, sur laquelle il travaille depuis 2002. La sonde, qui se mettra en orbite autour de Mars pour plusieurs années, va rechercher des traces de méthane dans l'atmosphère de la planète.

Sur Terre, 90% de ce gaz est d'origine biologique et provient principalement de la décomposition de matières organiques. Sa détection peut donc constituer un indice possible de la présence actuelle d'une vie micro-organique sur Mars. Le méthane a en effet une durée de vie limitée.

En 2004 la sonde européenne Mars Express avait déjà découvert de petites quantités de ce gaz. «La sonde TGO va essayer de confirmer cette présence de méthane et d'analyser s'il est d'origine biologique ou bien s'il est le résultat d'un processus géologique», indique M. Vago.

Caméra suisse

C'est là qu'intervient la caméra CaSSIS (Colour and Stereo Surface Imaging System), développée par une équipe placée sous la direction de Nicolas Thomas, de l'Université de Berne, en collaboration avec l'EPFL. Une caméra capable de distinguer avec précision et en couleur des objets de la taille d'une voiture à 100 kilomètres de distance.

Le module Schiaparelli, qui pèse 600 kilogrammes et a la taille d'une petite voiture, aura, lui, pour fonction d'apprendre aux scientifiques comment atterrir sur Mars.

(nxp/afp)

(NewsXpress)

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