Transmission de données par l'UBS: L'Europe se frotte les mains

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Transmission de données par l'UBSL'Europe se frotte les mains

L'accord entre l'UBS et le fisc américain est un «développement très positif», estime le chargé des questions fiscales à la Commission européenne.

Pour Alexander Wiedow, cet accord n'a toutefois «pas d'impact direct» sur les relations entre l'UE et la Suisse.

«D'autant que l'accord Suisse-UE sur la fraude n'inclut pas la fiscalité directe», précise le responsable samedi dans les colonnes du Temps. Et M. Wiedow de se demander s'il ne faudrait justement pas intégrer la fiscalité directe dans cet accord.

«Nous sommes réconfortés»

M. Wiedow tire des parallèles entre les Etats-Unis et la Suisse concernant l'affaire UBS et les rapports de l'UE avec le Liechtenstein en matière de lutte contre la fraude fiscale. «Qu'avons-nous demandé au Liechtenstein? Que l'UE bénéficie du même traitement que les Etats-Unis...».

«Nous savons bien que le cas UBS est spécifique», reconnaît-il. «Mais nous sommes réconfortés. Que le secret bancaire soit levé dans le cas d'une plainte pour fraude est très prometteur.»

Quant à la distinction helvétique entre fraude et évasion fiscale, le directeur en charge des questions fiscales à la Commission européenne la juge «guère plus acceptable au niveau mondial». (ats)

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