Chine: L'ex-bras droit de Bo Xilai en pinçait pour sa femme

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ChineL'ex-bras droit de Bo Xilai en pinçait pour sa femme

Le dirigeant déchu chinois Bo Xilai a révélé lundi au cinquième jour de son procès pour corruption que son ex-bras droit, le chef policier Wang Lijun, était dévoré de passion pour sa propre femme, Gu Kailai.

Bo Xilai encourt une longue peine de prison

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C'est même cet amour impossible qui a poussé Wang à tenter de se réfugier en février 2012 dans un consulat américain, où il a déclenché le plus retentissant scandale en Chine depuis des décennies, a affirmé Bo Xilai.

«Il était secrètement amoureux de (ma femme) Gu Kailai, il en était confus et bouleversé», a déclaré l'ancien chef du Parti communiste de la métropole de Chongqing (sud-ouest), où Wang le secondait à la tête du bureau de la sécurité publique.

Des révélations intimes qui passionnent

Depuis son début jeudi, le procès de Bo a pris nombre de virages inattendus, mais ce dernier est sans nul doute celui qui va le plus faire jaser les millions de Chinois qui se délectent des révélations intimes générées par les débats.

Toujours selon Bo, Wang Lijun aurait confessé s'être un jour giflé à huit reprises, une autoflagellation s'expliquant par l'impossibilité de vivre ses sentiments pour l'épouse de son patron.

La relation entre Gu Kalai et Wang Lijun tenait du «psychodrame», a également commenté Bo Xilai. «Gu a même rapporté des chaussures de Wang Lijun à notre domicile».

Tous ces détails intimes faisaient partie d'une transcription des débats diffusés par le tribunal.

Le procès pour corruption de Bo Xilai s'est achevé peu après ces révélations, le jugement étant mis en délibéré à une date non précisée.

Procès «contrôlé»

Bo Xilai était jugé depuis jeudi pour corruption, détournement de fonds et abus de pouvoir dans un tribunal de Jinan, ville située dans l'est de la Chine.

Les autorités ont étroitement contrôlé de bout en bout ce procès qui s'achèvera, de l'avis des experts, par l'annonce d'un verdict de culpabilité déjà décidé par la direction communiste.

L'accusé, qui encourt la sentence capitale, devrait selon eux être condamné à une longue peine de réclusion.

(afp)

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