Actualisé 16.02.2019 à 10:06

Etats-Unis

L'ex-chef de campagne de Trump risque gros

Accusé d'avoir menti sciemment aux enquêteurs, Paul Manafort pourrait écoper de 24 ans de prison.

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L'ex-directeur du FBI James Comey a admis dimanche que de «véritables négligences» avaient été commises par la police fédérale au début de l'enquête sur l'ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle de 2016. (Dimanche 15 décembre 2019)

L'ex-directeur du FBI James Comey a admis dimanche que de «véritables négligences» avaient été commises par la police fédérale au début de l'enquête sur l'ingérence de la Russie dans l'élection présidentielle de 2016. (Dimanche 15 décembre 2019)

AFP
Roger Stone, ancien conseiller de longue date de Donald Trump, a été reconnu coupable vendredi de mensonge au Congrès et de subornation de témoin dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection américaine de 2016. (Samedi 16 novembre 2019)

Roger Stone, ancien conseiller de longue date de Donald Trump, a été reconnu coupable vendredi de mensonge au Congrès et de subornation de témoin dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection américaine de 2016. (Samedi 16 novembre 2019)

Keystone
L'audition prévue mercredi devant le Congrès américain du procureur spécial Robert Mueller, pour évoquer son enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle de 2016, a été reportée. (Vendredi 12 juillet 2019)

L'audition prévue mercredi devant le Congrès américain du procureur spécial Robert Mueller, pour évoquer son enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle de 2016, a été reportée. (Vendredi 12 juillet 2019)

AFP

Le procureur spécial chargé de l'enquête sur la campagne électorale de Donald Trump a requis vendredi jusqu'à 24 ans de prison contre l'ancien directeur de cette campagne, Paul Manafort, pour avoir menti aux enquêteurs.

Dans un document transmis au tribunal compétent, l'équipe du procureur Robert Mueller a indiqué être d'accord avec l'évaluation du ministère de la Justice selon laquelle M. Manafort devrait être condamné à une peine allant de «235 à 293 mois».

S'y ajoutent une amende allant de 50'000 à 24,4 millions de dollars, un suivi socio-judiciaire pendant jusqu'à cinq ans après sa sortie de prison, des dommages et intérêts de 24,8 millions de dollars, et la saisie de 4,4 millions de dollars.

Deux jours auparavant, une juge fédérale avait entériné la position du bureau du procureur selon laquelle M. Manafort, après avoir accepté de coopérer avec les enquêteurs pour atténuer sa peine, leur avait menti «intentionnellement» quant à ses contacts en 2016 et 2017 avec Konstantin Kilimnik, un ancien associé lié aux services de renseignement de Moscou.

La juge avait également statué sur d'autres mensonges de M. Manafort, à propos de transactions financières et d'une partie de l'enquête de M. Mueller qui reste confidentielle. Ce jugement a eu pour conséquence de ne plus lier le procureur spécial à l'accord qui plafonnait à dix ans la peine de prison encourue pour sa coopération avec lui et le FBI.

Paul Manafort, lobbyiste qui avait brièvement dirigé l'équipe de campagne de celui qui a été élu président en novembre 2016, a déjà été reconnu coupable en août de fraude bancaire et fiscale, pour son rôle auprès de partis politiques pro-russes en Ukraine entre 2004 et 2014. Il attend encore sa peine, qui pourrait être aggravée. (nxp/afp)

(NewsXpress)
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