Drame à Zurich: L'ex-femme du tireur: «Ce n'était pas un monstre»
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Drame à ZurichL'ex-femme du tireur: «Ce n'était pas un monstre»

Un homme a retenu deux femmes chez elles, avant de les tuer et de se suicider, vendredi passé à Zurich. Son ancienne épouse, sous le choc, prend sa défense.

par
ofu

Patrick*, un Suisse de 60 ans, a tué deux femmes - Iris*, 34 ans, et Marisa*, 38 ans - avant de se donner la mort, vendredi passé à Zurich, mettant un terme tragique à une prise d'otages de trois heures. Après avoir quitté Patrick, Iris était venue habiter avec son amie. Les deux trentenaires étaient colocataires depuis peu.

«Blick» a rendu visite à Roxana*, l'ex-épouse du sexagénaire. L'Alémanique de 58 ans est toujours sous le choc. «Je ne veux pas justifier ce qu'il a fait, mais ce n'était pas un monstre.»

«J'ai réalisé qu'il l'aimait»

Selon Roxana, son ex-mari a fait la rencontre d'Iris il y a onze ans, alors qu'ils étaient encore mariés. Pendant quatre ans, elle a toléré les infidélités de son mari avant de finalement le quitter et refaire sa vie: «J'ai réalisé qu'il l'aimait.»

Malgré leur passé compliqué, les ex-époux n'ont cessé de garder le contact, notamment parce qu'ils se partagent la garde de leur enfant commun. Roxana se souvient que Patrick offrait tout à Iris: sa formation d'infirmière, diverses formations continues, des voyages et même un appartement. Il avait même mis à son nom ses deux entreprises. «Il lui donnait tout ce qu'elle exigeait.» Selon Roxana, Iris a abruptement mis fin à sa relation avec Patrick, il y a environ 1 mois et demi. «Elle le lui a annoncé via SMS. Il était effondré parce qu'il l'aimait à la folie.»

SMS un jour avant le drame

La quinquagénaire se souvient avoir reçu un dernier SMS de Patrick jeudi dernier: «Il m'a demandé si je pouvais m'occuper de son chien s'il lui arrivait quelque chose.» Pensant qu'il souffrait de problèmes au coeur - comme cela avait déjà été le cas par le passé - elle ne s'était pas posée plus de questions. Mais avec le recul, Roxanna se demande s'il se doutait de ce qui pourrait se produire vendredi.

*Noms connus de la rédaction

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