Actualisé 23.03.2016 à 15:47

«Mafia Capitale»L'ex-maire de Rome jugé pour corruption

Gianni Alemanno, maire de Rome entre 2008 et 2013, a comparu mercredi matin pour «financement illégal» et «corruption».

Gianni Alemanno est jugé pour corruption.

Gianni Alemanno est jugé pour corruption.

photo: AFP

La comparution de l'ancien maire de Rome s'est passée dans le cadre d'un procès parallèle à celui de l'affaire dite «Mafia Capitale».

L'ancien maire, qui était présent à l'audience, est soupçonné d'avoir «vendu» ses fonctions et d'avoir effectué «des actes contraires au devoir de sa charge», selon le parquet.

L'audience a cependant vite été ajournée à vendredi, afin de statuer sur la demande d'associations de consommateurs de se constituer partie civile.

«Les tribunaux existent pour rendre justice et j'ai l'intention de me défendre au cours de ce procès pour démontrer mon innocence, même si beaucoup m'ont déjà condamné», a déclaré Gianni Alemanno à la presse à l'issue de cette courte audience.

«Mafia capitale»

Ce procès découle de l'enquête autour du scandale «Mafia capitale», dans le cadre duquel 46 personnes, criminels, entrepreneurs et hommes politiques comparaissent depuis novembre pour avoir mis en place un vaste réseau de corruption ayant gangréné la municipalité de Rome.

Le chef présumé de ce réseau est Massimo Carminati, un ex-militant d'extrême-droite qui avait déjà été condamné pour appartenance à un groupe criminel de la capitale dans les années 1980.

Selon l'accusation, son bras droit était Salvatore Buzzi, le patron d'une coopérative travaillant pour la municipalité de Rome, médiateur entre le monde politique et celui plus obscur géré par Carminati.

Nomination favorisée

Gianni Alemanno est soupçonné d'avoir reçu 125'000 euros de Salvatore Buzzi: 75'000 pour des rencontres électorales, 40'000 pour sa Fondation Italie Nouvelle et 10'000 euros versés en espèces par un intermédiaire, selon le parquet.

L'ancien maire est accusé d'avoir favorisé en échange la nomination d'un proche de Salvatore Buzzi à un poste de direction d'une société de la commune et d'avoir débloqué le paiement de sommes dues aux coopératives de Salvatore Buzzi par une autre société détenue par la municipalité.

Ironie du sort, son successeur de gauche, Ignazio Marino, pourrait lui aussi se retrouver bientôt devant la justice. Ignazio Marino, maire de 2013 à sa démission en novembre, est soupçonné d'avoir présenté des notes de frais injustifiées. Un juge des audiences préliminaires devrait rapidement statuer sur son renvoi, ou non, devant la justice. (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!