Actualisé 26.06.2008 à 17:57

L'exemple à suivre du basketball russe

Contre l'Espagne, la sélection russe devra s'inspirer de son homologue du basketball, ce soir à Vienne, en demi-finale.

En septembre 2007, les champions du monde ibères avaient dû, contre toute attente, courber l'échine dans la finale de leur Euro contre l'équipe slave. Constituées de techniciens hors pair les deux formations russes recèlent de similitudes.

Tout d'abord elles possèdent dans leurs rangs une individualité capable de décider du sort d'une rencontre à elle seule. Au royaume de la sphère orange, l'ailler des Utah Jazz Andreï Kirilenko avait brisé les rêves de doublé espagnols, alignant les shoots meurtriers et gobant les rebonds à la pelle. Transfigurée depuis le début du tournoi, la Russie du foot a trouvé son salut en Andrei Arshavin. De retour de suspension il est devenu le cauchemar des défenses adverses. Révélation de cet Euro, l'attaquant du Zenit Saint-Petersbourg a donné la pleine mesure de son talent samedi dernier contre les Pays-Bas. A l'origine des deux premiers buts russes, il avait signé le troisième.

Adeptes de la circulation de la balle, les deux équipes ont fait de la solidarité un maître mot. Ces machines parfaitement huilées ont pour moteur la science de leurs coaches respectifs. L'Israélo-Américain David Blatt a mené son cinq au titre, après avoir accumulé les trophées sur le banc de grands clubs européens. La Russie du ballon rond peut elle compter sur le maître tacticien néerlandais Guus Hiddink, un homme capable de galvaniser ses troupes… surtout lors des grands évènements.

Marc Fragnière, Vienne.

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