Colombie: L'explosion d'une moto piégée fait un carnage
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ColombieL'explosion d'une moto piégée fait un carnage

L'explosion d'une moto piégée devant un commissariat, attribuée par les autorités à la guérilla des Farc, a fait mercredi neuf morts et une soixantaine de blessés dans le sud-ouest de la Colombie.

Le bilan d'un attentat à la bombe commis mercredi devant un commissariat dans le sud-ouest de la Colombie s'est alourdi jeudi à neuf morts, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la Croix-Rouge colombienne.

L'explosion d'un véhicule piégé, attribuée à la guérilla marxiste des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), s'est produite en plein après-midi à Tucamo, localité de 170.000 habitants dans le département de Nariño, alors que de nombreux passants circulaient devant le bâtiment.

Soixante-neuf personnes ont également été blessées lors de la déflagration, qui a détruit une dizaine de bâtiments.

«Le bilan que nous avons fait état de neuf morts, dont trois policiers», a déclaré le porte-parole de la Croix-Rouge, précisant que deux blessés avaient succombé à leurs blessures lors de leur transfert à l'hôpital de Cali, troisième ville du pays à 500 kilomètres au sud-ouest de Bogota.

Le plus meurtrier

Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier à l'encontre de civils commis depuis le début de l'année en Colombie.

Le président colombien Juan Manuel Santos s'est rendu jeudi à Tucamo, où s'est tenu un conseil de sécurité, au cours duquel le ministre de la Défense Juan Carlos Pinzon a annoncé un renfort de 300 agents policiers et militaires afin de pourchasser la guérilla.

Farc en cause

«Tous les indices démontrent» que les Farc ont «perpétré cet attentat indistinctement contre les civils et les forces de police», a indiqué le ministre, en précisant que plusieurs interpellations avaient eu lieu.

Les autorités estiment que l'attentat constitue une riposte aux opérations militaires dans cette région frontalière avec l'Equateur, où les Farc sont encore bien implantées.

La seconde guérilla du pays, l'Armée de libération nationale (ELN), est également active dans cette zone, tout comme les paramilitaires et les bandes criminelles, qui se disputent le contrôle de la côte pacifique, stratégique pour l'acheminement de drogue et d'armes.

(afp)

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