Actualisé 02.12.2011 à 19:38

Arrêté à Vevey

L'extradition du membre de l'UCK confirmée

L'extradition vers la Serbie se rapproche pour l'ancien membre de l'Armée de libération du Kosovo (UCK) arrêté en avril dernier à Vevey (VD).

Le Tribunal pénal fédéral (TPF) a rejeté le recours de l'intéressé et confirmé la décision de l'Office fédéral de la justice.

Dans un arrêt daté du 29 novembre, communiqué vendredi, le TPF confirme que «le contenu de la demande d'extradition de Belgrade remplit les exigences légales».

Les juges rejettent l'objection de délit politique, «au motif qu'il n'existait pas de raison sérieuse de considérer que les poursuites engagées par les autorités serbes puissent être motivées par l'appartenance de l'extradable à un groupe social, sa race, sa confession ou sa nationalité».

La Serbie, qui accuse le suspect de crimes de guerre commis en 1999 contre la population civile serbe et contre des Albanais, avait adressé le 8 mars dernier à Berne une demande formelle d'extradition. L'OFJ n'ayant pas la compétence de se prononcer sur l'aspect «délit politique», c'est le TPF à Bellinzone qui devait prendre la décision définitive.

Le prévenu peut encore recourir auprès du Tribunal fédéral (TF). La demande d'extradition identifie le prévenu comme ressortissant serbe, mais l'homme s'identifie comme kosovar. Selon l'OJF, sa nationalité ne joue toutefois aucun rôle dans la procédure.

Seule certitude: le prévenu ne possède pas la nationalité suisse. S'il avait été naturalisé, il aurait échappé à une extradition, car la Suisse ne livre pas ses propres ressortissants à d'autres pays.

(ats)

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