Accident dans l'Ain: L'hélicoptère était «révisé» et la météo «bonne»
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Accident dans l'AinL'hélicoptère était «révisé» et la météo «bonne»

Les circonstances de l'accident d'hélicoptère, qui a fait sept tués samedi soir à Brégnier-Cordon, dans l'Ain, n'étaient dimanche toujours pas claires.

Deux enquêtes ont été ouvertes. Il s'agit de l'accident le plus grave de ce type en dix ans en France.

«En France, rares sont les accidents d'hélicoptères, d'autant plus quand, comme ici, il s'agit de transport de civils», a souligné le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Dominique Bussereau, accompagné du directeur général de l'aviation civile (DGAC), Patrick Gandil.

L'accident a fait sept tués, quatre hommes, dont le pilote âgé de 23 ans, et trois femmes. Les passagers étaient six employés en congé du parc d'attraction Walibi en Isère qui avaient profité de la journée de samedi pour un baptême de l'air. Ils avaient entre 19 et 37 ans.

Les victimes étaient originaires des Asvenières ou des communes avoisinantes. Le plus âgé d'entre eux, père d'un enfant, était le directeur-adjoint du parc de loisirs, a précisé le préfet de l'Isère, Albert Dupuy.

Causes inconnues

L'accident a eu lieu vers 19h00. L'hélicoptère de la compagnie Azur Hélicoptère, un Ecureuil, qui avait déjà fait plusieurs rotations dans la journée, s'est écrasé pour une raison inconnue dans une zone escarpée et inhabitée.

«Il est très difficile d'émettre une hypothèse sur les origines de l'accident», a dit M. Bussereau. Deux enquêtes ont été ouvertes, l'une confiée au parquet de Belley (Ain), l'autre au Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), qui devra notamment vérifier si l'appareil était équipée d'une boîte noire.

«Ce type de modèle n'en est normalement pourvu que lorsque il opère en milieu hostile», a précisé M. Gandil, ajoutant que les «cycles d'entretien de l'appareil accidenté étaient normaux» à sa connaissance.

Bonne météo

«Le pilote était un ami et un instructeur, il n'était pas fatigué quand l'accident est survenu et l'appareil dans lequel il volait était révisé et en vol de croisière complètement standard», a déclaré de son côté Michel de Rohozinski, gérant de la société Azur Helicoptere qui est installée à l'aéroport Lyon-Bron.

Il a souligné que la météo était «bonne» samedi en fin d'après- midi avec une «très bonne visibilité». «C'est la première fois qu'on est touché par un tel drame. On est tous dans la douleur», a ajouté le gérant. Azur Helicoptere, qui assure des vols aussi à Nice, à Cannes où se trouve son siège, et à Paris, possède une dizaine d'appareils.

Les autopsies des victimes, entamées samedi soir, étaient toujours en cours dimanche à l'hôpital de Belley, a précisé le préfet de l'Ain, Régis Guyot. Après s'être entretenu avec la centaine de pompiers et de gendarmes présents, M. Bussereau devait rencontrer à la mi-journée les familles des victimes. (ats)

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