Karine Le Marchand: «L'histoire de Justine a été traumatisante»
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Karine Le Marchand«L'histoire de Justine a été traumatisante»

Aux côtés des agriculteurs depuis 2010, Karine Le Marchand repart pour la 8e saison de «L'amour est dans le pré».

par
Mathilde Jarry

Toujours spontanée et naturelle, l'animatrice de 44 ans ne se lasse pas de partir à la rencontre de ces éleveurs en mal d'amour. Bien au contraire.

Comment définiriez-vous votre rôle auprès de ces personnes?

Je dirais une copine bienveillante. J'ai le recul que eux n'ont pas sur l'émission et sur les comportements à avoir ou pas face à tout ce bouleversement émotionnel. Eux sont angoissés mais moi je suis excitée comme une puce! C'est très touchant de voir des gens psychologiquement fragilisés. Et moi par nature je suis une éponge à émotions donc on est tous dans une certaine forme d'hystérie quand on ouvre le courrier. On passe du rire aux larmes assez facilement. C'est le paroxysme de ce qu'ils attendaient.

Le procès de Justine (l'amour est dans le pré)

En 2012, la prétendante Justine a défrayé la chronique par son manque de sincérité. Cela a-t-il eu des répercussions?

Cette histoire a été assez traumatisante pour les agriculteurs de cette saison 8. Du coup ça a été bienfaiteur parce qu'ils ont été très vigilants dès le départ. Ils n'ont pas perdu leur objectif: trouver quelqu'un de sincère susceptible de venir vivre chez eux. Lors du tournage des portraits, je les ai incité à ne pas oublier leurs critères de départ, à ne pas se laisser gonfler la tête par des photos, etc. Ceux qui ont été sérieux dans cette démarche du début à la fin ont trouvé l'amour. Sur les douze agriculteurs, dix ont rencontré quelqu'un.

Deux agriculteurs ont quitté l'aventure. Dont un parce qu'il a flirté avec plusieurs filles...

Guillaume avait commencé deux relations avec deux filles distinctes qui lui avaient écrit directement chez lui et via l'émission. Ils les a sélectionnées pour le speed-dating mais à la fin il en a choisi deux autres! Sans vouloir porter de jugement sur son comportement, on lui a dit que ce n'était pas conforme à nos attentes et qu'il valait mieux s'arrêter.

Avez-vous des chouchous parmi les agriculteurs?

Des chouchous non. Mais c'est vrai que certains m'ont touchée. Comme Françoise, avec qui j'ai des affinités, notamment par notre caractère. Damien est merveilleux de gentillesse, c'est rare de rencontrer des personnes comme lui. Gilles, lui, va vous étonner car il n'a pas de filtre pour ses émotions.

Et les prétendantes?

Il y en a qui me font hurler de rire. Comme chaque année, certaines en font des tonnes, elles sont maladroites et j'adore ça. L'une des prétendantes de Jean-Noël est exceptionnelle en séduction multipliée par dix, c'est vraiment drôle.

«C'est vrai, on voit des accouplements»

Benjamin Castaldi a déclaré qu'il trouvait l'émission «voyeur». Une réponse?

Je ne veux pas créer la polémique. Tout le monde a le droit de ne pas regarder. Mais c'est vrai que l'on voit parfois quelques accouplements d'animaux mais eux ne se font pas payer pour ça (rires).

Est-ce que vous aimeriez présenter une émission de téléréalité d'enfermement?

Non, je pourrais pas. Je suis incapable de présenter une émission que j'interdis de regarder à mes enfants. Il faut être cohérent. Je ne suis pas fan des séries avec du sang, des meurtres, ni de téléréalité. On se fait du mal à regarder ce genre de choses à terme. Et je suis persuadée que la télévision a aussi une responsabilité dans la montée de la violence et dans la baisse de certaines valeurs.

Votre aventure avec «Un air de star», comment s'est-elle passée?

Je trouve ça génial. Je suis payée pour vivre des moments incroyables. C'est un exercice nouveau pour moi mais je me suis tout de suite sentie comme un poisson dans l'eau. Même si je travaille en amont bien évidemment. J'adore le divertissement. J'ai plusieurs cordes à mon arc et je voulais vraiment montrer celle-là. Être en direct en public était un défi que je voulais relever. En France on a toujours tendance à mettre les gens dans des cases et je voulais pas être étiquetée seulement dans l'émotion et le témoignage. Je pense que je peux faire beaucoup de choses.

Les audiences ne décollent pourtant pas. Y aura-t-il une saison 2?

On ne sait pas encore. J'espère que les audiences remonteront pour la fin parce que je crois que c'est une émission qui est très noble. Il n'y a pas d'élimination, les artistes se soutiennent entre eux. Il faut habituer les gens. C'est du pur divertissement.

Qu'aimeriez-vous relever comme autre défi à présent?

Animer un talk-show me plairait bien. Mais j'ai encore le temps!

Le premier épisode de «L'amour est dans le pré» est diffusé ce lundi 17 juin 2013 à 20h50 sur M6.

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