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Mondial 2018L'homme le plus heureux au monde

Breel Embolo sera-t-il le «match winner» contre la Suède? Le Bâlois abordera ce match avec une motivation décuplée.

Breel Embolo, papa et footballeur aux anges!

Breel Embolo, papa et footballeur aux anges!

Keystone

Une motivation qui s'explique en premier lieu par la naissance de sa petite Nayila, une naissance à laquelle il a pu assister jeudi quelques heures seulement après avoir honoré sa première titularisation en Coupe du monde à Nijni Novgorod lors du nul 2-2 contre le Costa Rica qui a qualifié la Suisse pour les huitièmes de finale. «Je n'oublierai pas ce match de mercredi, dit-il. Il s'est avéré compliqué, c'est vrai, mais c'est celui qui nous qualifie pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde.»

«Ensuite tout s'est enchaîné très vite, poursuit l'attaquant de Schalke 04. J'ai reçu un message de la maison qui m'a signifié que tout pouvait aller très vite pour la naissance. Nous avons dû organiser un vol. Le timing fut parfait. Je suis arrivé à 13h et j'ai juste eu le temps de me changer pour me rendre dans la salle d'accouchement. Ce fut un moment magnifique. J'ai vraiment eu de la chance de pouvoir le vivre. Maintenant, je dois le mettre de côté. Il y a du travail qui reste à faire ici en Russie.»

Prise de conscience

Durant cet aller-retour au pays, Breel Embolo a eu le temps de prendre conscience de l'enthousiasme suscité par le parcours de l'équipe de Suisse lors de cette Coupe du monde en Russie. ««Les gens que j'ai pu croiser m'ont demandé que l'on continue ainsi, lâche-t-il. Que nous ne devons pas rentrer avant le 16 juillet. Ces 24 heures m'ont insufflé une énergie positive. Je veux aussi rendre au groupe tout ce qu'il m'a apporté ces dernières heures au travers de son soutien, au coach qui m'a autorisé à rejoindre ma compagne Naomi et à toutes les personnes qui ont rendu possible cet aller-retour.»

C'est donc un Breel Embolo regonflé à bloc qui a rejoint vendredi soir le camp de l'équipe de Suisse à Togliatti. Le Bâlois reprendra l'entraînement samedi après-midi. Il n'aura finalement manqué que le décrassage de jeudi. Vendredi, l'entraînement était, en effet, facultatif. Touché à la cuisse, Xherdan Shaqiri est, ainsi, resté à l'hôtel comme Steven Zuber qui se remet de la grippe contractée quelques heures avant la rencontre contre le Costa Rica. «Je vais dire à tous mes coéquipiers que nous ne sommes pas seuls, conclut Breel Embolo. Des milliers de gens sont derrière nous en Suisse.» Tout un pays en fait.

(nxp/ats)

(NewsXpress)

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