Vaud: «L'hôpital a traité le cas de ma fille avec légèreté»
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Vaud«L'hôpital a traité le cas de ma fille avec légèreté»

Une fille de 6 ans prise de convulsions a été acheminée en ambulance à l'Hôpital de l'Enfance. Ses parents estiment que le cas a été traité avec beaucoup de légèreté.

par
apn
Le Dr Mario Gehri indique que la problématique des parents mécontents de la manière dont leur enfant a été pris en charge est connue de toutes les structures hospitalières. Le médecin-chef de l'Hôpital de l'enfance se dit néanmoins disposé à rencontrer la famille de la patiente de 6 ans pour discuter.

Le Dr Mario Gehri indique que la problématique des parents mécontents de la manière dont leur enfant a été pris en charge est connue de toutes les structures hospitalières. Le médecin-chef de l'Hôpital de l'enfance se dit néanmoins disposé à rencontrer la famille de la patiente de 6 ans pour discuter.

La température de Marion* a pris l'ascenseur il y a deux semaines. En un court instant, elle est passée de 37 à 40 degrés. Quand les lèvres de la fille de 6 ans sont devenues bleues, paniqués, ses parents ont aussitôt appelé l'ambulance. Moins de dix minutes plus tard, l'enfant prise de convulsions fébriles était à l'Hôpital de l'Enfance.

«Plus de 30 minutes plus tard, ma fille avait repris ses esprits . Une infirmière m'a demandé d'aller à l'accueil pour remplir les formalités mais je ne pouvais pas laisser Marion seule. Elle était faible comme si elle venait de courir un marathon», explique Anaïs*, la maman de l'enfant.

«Des protocoles avec des cases»

Un peu moins de trois heures plus tard, les tests neurologiques n'avaient révélé rien de grave. La maman a donc été priée de rentrer à la maison avec Marion. Anaïs dit avoir suggéré en vain un examen par frottis de la gorge car sa fille avait «la gorge très rouge et la cause n'était pas connue». Selon elle, si l'Hôpital n'a pas fait d'investigations poussées c'est qu'il est devenu «une usine qui applique aveuglément des protocoles avec des cases».

«Jeudi matin (soit deux jours après, ndlr), ma fille était toujours fiévreuse. Je l'ai amenée chez une pédiatre qui a immédiatement fait un frottis de gorge». Résultat: elle souffrait d'une angine à streptocoques, une maladie bactérienne pouvant causer des complications comme une otite. «Je ne veux pas de jeter la pierre à cet hôpital. Mais il faut admettre qu'il y a pas mal de légèreté», fulmine Anaïs.

* Prénoms d'emprunt

Un ressenti parental que l'hôpital regrette

«La fille présentait une convulsion fébrile sans signe de gravité, même si pour des parents, c'est très impressionnant et angoissant. L'examen neurologique n'a rien révélé d'anormal», a indiqué Catherine Cossy, porte-parole de l'Hôpital. «Les amygdales étaient tuméfiées et congestionnées. Mais dans ces situations, on ne fait plus systématiquement un frottis», a-t-elle poursuivi. Médecin-chef de l'Hôpital de l'enfance, Mario Gehri a exprimé des regrets par rapport au ressenti des parents de la jeune patiente. Mais selon lui, cette problématique est connue de toutes les structures hospitalières. «Nous sommes toujours prêts à rencontrer la famille de la patiente pour discuter. Mais il faut savoir qu'à l'heure actuelle, les complications graves liées aux angines ont quasiment disparu en Europe. Il faut aussi préciser que l'origine des convulsions fébriles n'a aucun rapport avec l'angine à streptocoque. C'est un virus qui provoque les convulsions et non le streptocoque», a argumenté le médecin-chef.

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