Actualisé 31.08.2013 à 15:55

FranceL'hôpital cherche à savoir qui est cette jeune femme

Un hôpital psychiatrique du sud-ouest de la France lance un appel à témoins pour tenter d'identifier une jeune femme qui se présente sous une identité que rien ne peut confirmer.

Cette photo prise par le quotidien local «L'Indépendant» devrait permettre d'identifier la patiente.

Cette photo prise par le quotidien local «L'Indépendant» devrait permettre d'identifier la patiente.

L'hôpital psychiatrique de Thuir (Pyrénées-Orientales) lance un appel à témoins pour identifier une de ses patientes, une jeune femme, peut-être amnésique, qui se présente sous une identité qu'aucune enquête n'est venue corroborer, indique l'établissement.

Admise à l'hôpital fin janvier, sans papiers d'identité, la jeune femme affirme s'appeler Sarah Mastouri, être née en Algérie le 4 juillet 1984. Elle a par ailleurs donné à l'équipe soignante des éléments très précis de sa biographie. Mais toutes les démarches de l'établissement pour confirmer ses dires ont été infructueuses.

Aucune trace

L'assurance maladie, le Pôle emploi, le ministère des Affaires étrangères, le consulat d'Algérie n'ont pas trouvé de trace de la jeune femme dans leurs archives. L'enquête de la police aux frontières est également nulle, alors que des recherches sur les empreintes digitales de la jeune femme n'ont rien donné.

Impossible donc, en l'état, de confirmer que la jeune femme a bien passé son bac scientifique à Perpignan, avant de poursuivre des études de sociologie à Lyon.

Agression puis amnésie?

Selon elle, elle se serait réveillée à l'hôpital de Perpignan fin juillet 2012, après avoir été victime d'une agression au cours de laquelle ses papiers d'identité ont été dérobés. Sans papiers et sans toit, elle aurait ensuite été hébergée dans plusieurs foyers avant d'être admise à l'hôpital de Thuir.

L'appel à témoins «est une démarche ultime», a expliqué le docteur Philippe Raynaud, chef de pôle à l'hôpital de Thuir. «Elle est sur le point de quitter l'établissement mais comment l'aider à se reconstruire sans aucune base solide? Comment l'accompagner si elle n'a pas d'existence légale, pas de couverture sociale, ne peut trouver un travail ou louer un logement?», a-t-il ajouté. (afp)

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