Fusillade en Floride: L'horreur en direct sur Twitter: «P*t**n, j'ai peur»
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Fusillade en FlorideL'horreur en direct sur Twitter: «P*t**n, j'ai peur»

Plusieurs lycéens pris au piège dans leur école ont témoigné du cauchemar qu'ils étaient en train de vivre sur les réseaux sociaux. Une manière de rester en contact avec le monde extérieur.

par
joc

Alors que les balles de Nicholas Cruz sifflaient dans les couloirs du lycée, certains élèves n'ont pas lâché leur téléphone. Comme un réflexe de survie, des lycéens se sont raccrochés à l'unique moyen à leur disposition pour communiquer avec le monde extérieur. Tout en se cachant dans des placards ou en s'enfermant dans des salles de classe, plusieurs élèves ont pu envoyer des SMS à leur famille et leurs amis. D'autres ont choisi de témoigner en direct sur les réseaux sociaux. Un lien avec l'extérieur qui leur a permis d'être informés en temps réel sur l'évolution de la situation.

Aidan, 14 ans, était en train de terminer son test de maths quand il a entendu une série de pétards. Il a d'abord cru à une blague de camarades, et puis un de ses amis est arrivé en courant dans sa salle de classe. Nous pensions que c'étaient des pétards. Jusqu'à ce que nous entendions des gens crier et barricader la porte. Nous avons compris que ce n'était pas un gag, raconte l'adolescent au «Miami Herald».

Sur Twitter, le lycéen est parvenu à témoigner en direct de l'horreur qu'il était en train de vivre. «Je suis au milieu d'une fusillade dans une école», a-t-il d'abord annoncé, avant de publier des photos de sa salle de classe. «Il y a une fusillade dans mon école et je suis enfermé à l'intérieur. P*t**n, j'ai peur, là», a-t-il tweeté.

«Reste en sécurité et reste caché, Aidan! On est tous derrière toi, gamin. Tu vas t'en sortir. La police est sur place», lui a répondu une internaute.

Le jeune homme a encore posté un cliché le montrant assis par terre, toujours dans sa salle de classe. «J'ai regardé les infos locales et il y a 20 victimes», explique-t-il.

Plus d'une heure plus tard, Aidan a publié une photo rassurante de l'extérieur du lycée: «Nous avons été libérés», annonce-t-il.

Aidan n'était pas le seul à témoigner en direct sur le web. Des images extrêmement impressionnantes ont été publiées par des élèves pris au piège, dont une vidéo où l'on entend des coups de feu à cadence très rapprochée.

Une journaliste de Miami est restée en contact, via SMS, avec une lycéenne qu'elle connaît bien et qui s'était cachée dans une armoire. «Elle m'a dit qu'elle avait entendu un gros bruit et trois coups de feu... les gens pleuraient dans le placard», raconte la journaliste à CBS. Devant le lycée, une maman attendait désespérément des nouvelles de sa fille: «Elle m'écrivait encore il y a quatre minutes et là elle ne me répond plus et je commence à m'inquiéter», a-t-elle confié.

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