Valais: L'hôtellerie de montagne risque de manquer de bras
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ValaisL'hôtellerie de montagne risque de manquer de bras

Les hôtels des Grisons et de l'Oberland bernois peinent à engager du personnel. La situation est moins tendue chez les Romands.

La saison touristique estivale à peine terminée, les hôteliers pensent déjà à reformer leurs équipes pour cet hiver. Dans les Grisons, le manque de personnel qualifié est déjà tangible.

«La situation est dramatique», déclare Fluregn Fravi, secrétaire de Gastro Grisons. Les professionnels de la cuisine et les réceptionnistes font cruellement défaut. De plus, des candidats qui viennent de pays de l'Est peinent à obtenir des permis de travail.

En Suisse centrale, les cuisiniers qualifiés sont recherchés activement. Avec les demandes saisonnières, la situation s'annonce catastrophique. Les agences de placement spécialisées dans le domaine de la gastronomie croulent sous les demandes mais ne peuvent les satisfaire.

En Valais, Pierre-André Pannatier, président de l'Association hôtelière du Valais, n'a pas encore ressenti ce problème dans le Vieux-Pays. «Dans les stations renommées, la demande dépasse souvent l'offre. Les jeunes profitent de venir travailler et de faire du ski ou participer à la vie nocturne.»

Les personnes qualifiées pour un service haut de gamme sont par contre difficiles à sélectionner. Et des surprises désagréables surviennent parfois à la dernière minute. «Il arrive que le 15 décembre, une serveuse décide de ne pas venir. Comment faire pour la poursuivre? D'autant plus qu'elle vient de l'étranger. Il faut parfois improviser. Les clients ont déjà réservé et s'attendent à être accueillis.»

Jean-Bernard Mani

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