1 milliard de francs: L'hôtellerie genevoise rapporte gros
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1 milliard de francsL'hôtellerie genevoise rapporte gros

Le secteur de l'accueil en ville de Genève dégage plus d'un milliard de francs de chiffre d'affaires par an. Un montant qui étonne même les acteurs de l'hôtellerie.

A Genève, l'hôtellerie génère plus d'un milliard de francs par an de chiffre d'affaires, selon une étude mandatée par la Société des Hôteliers de Genève (SHG). Ce secteur, qui représente 4000 emplois directs, revendique son impact positif sur la vitalité économique du canton.

«Nous avons nous-même été surpris par le chiffre d'un milliard», a indiqué jeudi devant la presse Marc-Antoine Nissille, président de la SHG. Il l'explique par le nombre important d'établissements de grande capacité et par la recette moyenne des chambres relativement élevée. Genève représente un dixième des recettes hôtelières suisses, relève-t-il.

L'étude réalisée sur l'année 2012 par l'Institut de tourisme de la HES-SO Valais montre aussi l'importance de l'hôtellerie de luxe au bout du lac. En effet, la moitié du chiffre d'affaire des 130 hôtels genevois est généré par les 14 cinq étoiles.

Durant leur séjour, les clients dépensent 450 millions de francs, a relevé M. Nissille. «En démontrant la valeur ajoutée de l'hôtellerie, nous souhaitons mettre en exergue les attentes de nos clients comme nos préoccupations», a ajouté le président de la SHG.

La SHG a analysé les attentes de sa clientèle par le biais d'un sondage. Le gros point noir concerne les taxis: 30% des 300 clients interrogés se déclarent insatisfait de leur service. L'amabilité des chauffeurs, la qualité des véhicules et le manque de moyens de paiement à disposition posent problème. Pour y remédier, la SHG demande une stricte application de la loi sur les taxis.

«De l'or en barre»

La sécurité et la propreté constituent deux autres inquiétudes des hôtes: 20% d'entre eux se disent peu ou pas satisfaits de la situation à Genève. «Genève doit faire un effort», estime M. Nissille. La SHG soutient le travail des autorités dans ce domaine, notamment le projet de vidéoprotection dans le quartier chaud des Pâquis.

Les hôteliers veulent aussi que les autorités continuent à embellir ce qui fait l'attractivité de Genève, à savoir la rade et la vieille-ville. «La rade est de l'or en barre pour Genève», a souligné M. Nissille. Avant de réaliser de grands projets d'aménagement comme la plage des Eaux-vives, il suffirait d'enlever quelques «verrues» qui gâchent le paysage, selon M. Nissille.

Ouverture dominicale

Des progrès peuvent aussi être faits au niveau de l'offre culturelle ou événementielle. Sans vouloir dénigrer les Fêtes de Genève, la SHG appelle au renouvellement de leur offre. Il reste aussi une marge de manoeuvre importante pour développer l'offre en matière de shopping. «Nous sommes convaincus qu'une ouverture des commerces le dimanche dans une zone touristique limitée serait positive», explique M. Nissille.

La SHG a de son côté fait des efforts pour que Genève reste concurrentielle face des villes comme Londres, Paris ou même New-York. Près de 1,5 milliard de francs ont ainsi été investis dans la rénovation du parc hôtelier depuis 2000, a souligné José Silva, vice-président de la SHG.

Baisse des nuitées

La SHG a par ailleurs présenté ses statistiques pour 2012 marquées par des nuitées en baisse de 0,9%. L'année 2013 devrait s'inscrire dans la continuité avec un taux d'occupation sous pression et une légère érosion des prix moyens. Après un mois de février préoccupant (nuitées en baisse de 14%), les signaux jusqu'en juin sont de nouveau positifs. (ats)

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