Canton de Vaud: L'hygiène des mains s'améliore dans les hostos
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Canton de VaudL'hygiène des mains s'améliore dans les hostos

Le projet vaudois, auquel les hôpitaux ont volontairement participé, a permis de mettre en lumière «la grande différence entre la perception des soignants et ce qui était réellement fait».

photo: Keystone/ARCHIVES / PHOTO D'ILLUSTRATION

A l'issue d'un projet de 18 mois visant à améliorer l'hygiène des mains dans les établissements hospitaliers, la Fédération des hôpitaux vaudois (FHV) affiche le sourire: le taux de bonnes pratiques des soignants est passé de 62% à 88%.

«Ce sont d'excellents résultats. L'enjeu désormais, c'est de les maintenir», a indiqué jeudi devant la presse Isabelle Amherdt, cheffe du projet «Hygiène des mains». Un projet mené d'avril 2014 à septembre 2015 dans six établissements hospitaliers membres de la FHV.

Gare aux infections!

Pour la fédération, l'hygiène des mains, - une mesure-clé dans le combat contre les infections contractées dans les hôpitaux -, est une thématique «à fort potentiel d'augmentation». Pour rappel, en Suisse, environ 2000 personnes décèdent chaque année des suites d'une infection contractée dans les hôpitaux et les EMS, selon des chiffres datant de 2004.

Le projet vaudois, auquel les hôpitaux ont volontairement participé, a permis de mettre en lumière «la grande différence entre la perception des soignants et ce qui était réellement fait», poursuit la cheffe de projet. Ainsi, au départ, ceux-ci estimaient que leur taux d'observance de l'hygiène des mains était de 86% alors que des contrôles l'ont établi à 62%.

«Il y a parfois de la méconnaissance», explique Isabelle Amherdt. «Les soignants ne savent pas toujours à quel moment exact ils doivent se désinfecter les mains». Pour y remédier, le programme comprenait un volet formation avec des actions et la mise à disposition de modules en e-learning.

Espérances dépassées

A côté de cela, la FHV a également encouragé l'installation d'au moins un distributeur de solution désinfectante par lit. Et la promotion de bouteilles de désinfectant de poche. Sans parler des campagnes d'affichage dans les hôpitaux. Le programme maintenant terminé, une structure interne à chaque hôpital a été désignée afin de pérenniser le résultat.

La fédération salue les chiffres obtenus qui dépassent ses espérances. Impossible toutefois de mesurer quantitativement l'impact de la hausse du taux d'observance sur le nombre d'infections, vu les petits volumes, explique Anthony Staines, chargé de programme «Sécurité des patients» à la FHV.

Participation de 50%

Au sein des établissements de la FHV, le taux de prévalence des infections associées aux soins est d'environ 5%.

La moitié des hôpitaux membres de la FHV, qui ne comprend pas le CHUV, ont pris part à ce projet. «Oui mais il peut faire tache d'huile dans d'autres hôpitaux», poursuit Anthony Staines. Qui précise également qu'«un tel projet n'est pas une mince affaire à mettre en place au niveau des ressources. Ce n'est pas anodin». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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