Actualisé 07.09.2014 à 21:06

ZurichL'idée d'examens d'entrée à l'uni fait son chemin

Selon l'ex-directeur de l'Instruction publique du canton de Zurich, la maturité ne suffit plus à préparer aux hautes études.

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Les étudiants qui commencent leur cursus ont souvent entendu cette phrase: «Regardez qui est à votre gauche et qui est à votre droite. Statistiquement, une de ces deux personnes n'ira pas au bout.» Les chiffres officiels des universités vont dans ce sens: en moyenne, un étudiant en bachelor sur trois change de voie ou abandonne en cours de route.

Pour Ernst Buschor, ex-conseiller d'Etat responsable de l'Instruction publique zurichoise, ce taux s'explique par un déficit de formation au gymnase. Pour faire un premier tri, nombre de facultés ont instauré une année de préparation ou ont limité le nombre d'inscriptions, comme c'est le cas pour la médecine, note la «Schweiz am Sonntag». Aux yeux de l'ancien politicien PDC, cela ne va pas assez loin: «On pourrait imaginer des examens d'entrée, des inscriptions sur dossier ou exiger des notes minimales aux examens de maturité», propose-t-il.

L'idée semble faire mouche dans le milieu académique. Si le président de l'Ecole polytechnique de Zurich, Ralph Eichler, estime que les bacheliers ont «un bon niveau», il explique avoir déjà émis le souhait que les étudiants entrent avec une note minimale en maths et dans leur langue maternelle. Quant aux examens d'entrée, ils se justifieraient si le nombre de titulaires de la maturité continuait d'augmenter, entraînant «une baisse de niveau générale».

En 2012, plus du tiers des 19-21 ans avaient obtenu ce diplôme. Ils étaient 26% en 2000, selon les chiffres de l'Office fédéral de la statistique.

Moins de blabla

Les tests d'entrée ne sont pas la seule proposition d'Ernst Buschor. S'appuyant sur l'expérience allemande, l'ancien ministre plaide pour une formation en deux volets dans les universités. Le cursus du bachelor serait divisé entre un module théorique et un stage en entreprise. Un système «pas nécessaire», selon Antonio Loprieno, président de la Conférence des recteurs. Il laisse aux HES ce rôle de tampon entre monde du travail et études.

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