Transport Public: L'œil des TPG ouvert que sur demande
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Transport PublicL'œil des TPG ouvert que sur demande

En cas de conflit, c'est aux passagers de réclamer que les images soient mises à disposition.

par
Winnie Covo

Des caméras de surveillance tournent en continu dans les trams et la majorité des bus du canton. Cette semaine encore, elles ont été le témoin d'une altercation entre une passagère et deux contrôleurs des transports publics genevois.

Lors d'un conflit, elles ne sont cependant pas automatiquement consultées: c'est au conducteur d'alerter la centrale, de son propre chef ou sur la demande d'un passager, afin que la vidéo soit marquée puis visionnée par la suite en qualité de preuve. Si un usager est victime ou témoin d'une quelconque incivilité et qu'il ne réagit pas sur le moment, il a alors vingt-quatre heures pour se remuer, faute de quoi elles sont automatiquement effacées.

«Les images sont surtout utilisées pour régler des litiges directement avec les TPG. Mais si une plainte est déposée, alors nous les fournissons à la police», explique Isabel Pereira, attachée de presse des TPG. «Ces bandes peuvent nous permettre d'identifier un agresseur ou un voleur», commente Patrick Puhl, porte-parole de la police. A l'interne, seules quatre personnes sont habilitées à consulter ces séquences muettes: le coordinateur de la sécurité, le collaborateur TPG qui travaille au développement du réseau et deux juristes.

«Depuis l'installation des caméras, une diminution des incivilités a été constatée, mais on ne peut cependant pas leur imputer cette baisse. Le renforcement de la présence humaine sur le réseau joue aussi un rôle important», conclut Isabel Pereira.

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