Opération antiterroriste franco-suisse : L'«imam» suisse évoquait un attentat pire qu'en 2015
Actualisé

Opération antiterroriste franco-suisse L'«imam» suisse évoquait un attentat pire qu'en 2015

Les huit hommes, arrêtés mardi dans une opération menée en France et en Suisse, ont été inculpés dans le cadre d'une enquête sur un projet d'attentat en France.

par
cga/ats/afp
Un des suspects a été interpellé à Menton, dans le sud-est.

Un des suspects a été interpellé à Menton, dans le sud-est.

Keystone

Huit hommes ont été mis en examen dans le cadre d'une enquête sur un projet d'attentat en France, a indiqué samedi une source judiciaire. Ils avaient été interpellés mardi lors d'une opération antiterroriste franco-suisse.

Présentés vendredi à un juge antiterroriste, ils ont été mis en examen pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle», a précisé la même source. Sept d'entre eux ont été placés en détention provisoire. Le huitième a été placé sous contrôle judiciaire, conformément aux réquisitions du parquet.

Dix personnes âgées de 18 à 65 ans avaient été interpellées mardi matin et placées en garde à vue - neuf en France et une en Suisse - à la suite de ces opérations menées dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en juillet.

Le «prétendu imam» suisse aurait endoctriné les autres

La personne arrêtée en Suisse est une Colombienne de 23 ans. Elle a été mise en détention préventive pour trois mois, à la demande du Ministère public de la Confédération. Plusieurs perquisitions ont en outre été menées dans les cantons de Neuchâtel et de Vaud.

Parmi les dix personnes interpellées mardi, figurent un Suisse de 27 ans, originaire d'Yverdon, décrit par Paris comme un «prétendu imam» qui aurait endoctriné les autres, ainsi qu'un ancien militaire de 65 ans converti à l'islam et deux frères suivis pour radicalisation.

La chaîne d'information du groupe TF1 LCI a par ailleurs révélé que l'Yverdonnois, qui a joué le rôle d'émir du groupe, aurait évoqué dans ses discussions sur Telegram le «rêve d'un attentat plus meurtrier» que ceux de 2015 en France.

Il s'agissait «d'un groupe d'individus qui correspondent sur des réseaux sécurisés (...) et qui tenaient des propos extrêmement violents», a indiqué vendredi sur franceinfo le procureur de Paris, François Molins, évoquant «un passage à l'acte dans les mois (à venir) en France avec des cibles, par contre, qui étaient plutôt indéterminées».

Certains se disent partisans de l'EI

Selon une source judiciaire, certains se disent «explicitement partisans» du groupe jihadiste Etat islamique (EI). LCI précise que trois des suspects auraient reconnu au cours de leur garde à vue être des sympathisants de Daech, et surtout, avoir planifié un attentat sur le territoire français. L'un des principaux suspects aurait, selon la chaîne, expliqué qu'il cherchait depuis des mois à se procurer des armes et à recruter «des candidats au martyr».

Selon les premiers éléments de l'enquête, aucune arme n'a été retrouvée au cours des perquisitions en France, dans le sud-est et en région parisienne. Du matériel informatique a en revanche été saisi. Cette opération est intervenue dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en France le 19 juillet et d'une procédure pénale lancée en Suisse en juin 2016.

(cga/ats/afp/afp)

Ton opinion