Suisse: L'impact positif des grands raouts sportifs
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SuisseL'impact positif des grands raouts sportifs

Le rythme régulier des manifestations sportives a une influence sur le PIB suisse, selon le SECO.

Le coach de l'équipe de Suisse Vladimir Petkovic.

Le coach de l'équipe de Suisse Vladimir Petkovic.

Keystone

Les grandes manifestations sportives revêtent une dimension de plus en plus importante en matière de croissance économique. C'est pourquoi le Secrétariat d'Etat à l'économie (SEC) en tient davantage compte dans ses statistiques.

Le produit intérieur brut (PIB) est la valeur déterminante pour évaluer la situation économique générale d'un pays, a rappelé jeudi le SECO en marge de la publication de la performance de l'économie suisse au 1er trimestre 2018.

En application des dispositions réglementaires en vigueur (SEC 2010), le PIB de la Suisse tient également compte de la création de valeur des organisateurs de manifestations sportives internationales domiciliés en Suisse.

Le rythme régulier de ces manifestations influence la création de valeur de ces organisateurs et donc le PIB. Un phénomène qui peut rendre l'interprétation conjoncturelle plus difficile.

C'est pourquoi le SECO publie désormais, en plus des données disponibles, des séries chronologiques supplémentaires du PIB selon l'approche par la production dans lesquelles les effets des grandes manifestations sportives ont été lissés.

Impact chiffré par le KOF

Le Centre de recherches conjoncturelles (KOF) de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich en a fait de son côté l'illustration à fin mars. Selon lui, l'économie suisse sera dopée cette année par les droits de licence liés aux grandes manifestations sportives.

Ce qui l'a incité à relever sa prévision de croissance pour l'économie suisse de 0,2 point à 2,5% pour 2018. Une partie de cette avancée n'a donc rien à voir avec l'évolution proprement dite de l'activité. La valeur ajoutée supplémentaire liée aux droits de licence sur les gros événements sportifs est d'environ 0,3% du PIB.

La Suisse profite ainsi de la présence sur son territoire des sièges de fédérations sportives importantes, telle que le Comité international olympique (CIO) ou la Fédération Internationale de Football Association (FIFA). Une part substantielle des droits liés aux manifestations d'envergure, telles que les Jeux olympiques en Corée du Sud, est intégrée dans la comptabilité nationale.

Comme aucune grande compétition n'est prévue l'an prochain, la croissance s'avérera donc plus faible. Pour 2019, le KOF anticipe une progression de 1,8%. Sans l'effet spécial lié au sport international, ce taux «ne sera toutefois guère plus bas que celui de cette année», selon les chercheurs zurichois. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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