Suisse: L'impôt sur les chiens, une mine d'or
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SuisseL'impôt sur les chiens, une mine d'or

Selon une étude de Comparis, les recettes fiscales concernant les chiens ont atteint 50 millions de francs. Soit une hausse de plus de 50 % en dix ans.

De grosses différences existent dans la taxation des chiens. Le canton de Genève a décidé de supprimer cet impôt.

De grosses différences existent dans la taxation des chiens. Le canton de Genève a décidé de supprimer cet impôt.

En une décennie, les recettes de l'impôt sur les chiens ont augmenté de plus de la moitié, atteignant plus de 50 millions de francs. Tels sont les résultats d'une analyse de Comparis. Désormais, à Uster, l'impôt sur les chiens est presque trois fois supérieur à celui de Bellinzone. Du côté de Bâle, l'impôt à payer pour un deuxième chien est exorbitant.

Grosses différences tarifaires entre les localités

Le comparateur comparis.ch s'est penché sur les taxes pour chiens dans les capitales cantonales et les plus grandes villes de Suisse. Il existe de grandes disparités selon les localités. La taxe imposée pour un premier chien est de 70 francs à Bellinzone et 200 francs à Uster.

«Certaines communes tentent de contrôler la population canine en appliquant une taxation progressive sur les chiens. Ce n'est pas rare qu'elles exigent le double du tarif pour un deuxième chien», observe Leo Hug, expert Taxes et prélèvements chez Comparis. La ville de Bâle facture 320 francs pour un deuxième chien. Genève est le seul chef-lieu à appliquer un supplément pour le deuxième ainsi que le troisième chien: le premier chien y coûte 107 francs par an, le deuxième 147 francs et le troisième 207 francs, sans compter 5 francs de taxes pour chaque canidé. Mais cette taxe va être supprimée dans la Cité de Calvin. Les députés genevois ont notamment critiqué le fait que le chien est le seul animal de compagnie taxé. Pour eux, l'abolition de la taxe est une manière de «reconnaître le rôle social de cet animal».

Les chiens ont augmenté de 10%, l'impôt de 52%

Les taxes imposées aux propriétaires de chiens ont augmenté. En 2017, les cantons et les communes ont encaissé 50,5 millions de francs avec l'impôt sur les chiens. Dix ans auparavant, ces recettes étaient de 33,2 millions de francs. En une décennie, il y a eu une hausse de 52 %. «Cette évolution n'est pas due au nombre de chiens. Durant la même période, la population canine n'a augmenté que de 12 %, atteignant 551'000 chiens. La charge supplémentaire imposée par les communes et les cantons aux propriétaires de chiens a été disproportionnée ces dix dernières années», analyse l'expert de Comparis.

10 millions aux cantons en 2017

L'impôt sur les chiens est en partie utilisé pour l'élimination des déjections canines. Les communes doivent reverser aux cantons une partie de leurs recettes issues des taxes sur les chiens. En 2017, les cantons ont ainsi touché 10,1 millions de francs, soit 20% de l'impôt sur les chiens.

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Chiens d'assistance exonérés

La taxe n'est pas prélevée pour tous les chiens. Les chiens d'avalanche et de catastrophe mais aussi les chiens d'assistance et de service en sont généralement exonérés. En outre, de nombreuses communes prévoient une réduction de la taxe pour les chiens de garde dans les fermes. Lucerne, par exemple, octroie également une réduction pour les chiens servant à protéger les maisons isolées.

Jura, le canton le plus cynophile

Avec un chien pour 38,4 personnes, le canton de Bâle-Ville a la plus faible densité canine de Suisse. Dans les cantons de Zurich, de Nidwald et de Zoug il y a environ un chien pour 25 habitants. «Il semble donc que l'amour des chiens suive d'autres règles que celles du régime fiscal uniquement», constate Comparis. Le Jura apparaît comme le canton le plus cynophile de Suisse avec un chien pour 7,8 habitants. Selon Comparis, le nombre de chiens dans une localité n'est pas tributaire de l'impôt fiscal. Le canton d'Uri, par exemple compte «un chien pour 22,6 personnes alors que les taxes qui y sont prélevées font partie des plus basses».

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