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InternetL'Inde ne censurera pas les réseaux sociaux

L'Inde ne veut pas censurer Facebook ou Google, a déclaré mardi le ministre des télécommunications après une polémique sur un projet de retrait des contenus à caractère offensant sur internet.

«Je veux dire une fois pour toutes, très clairement, qu'aucun gouvernement en Inde ne censurera jamais les réseaux sociaux», a déclaré le ministre, Kapil Sibal, lors d'une réunion sur les hautes technologiques à Bombay.

«Je n'ai jamais voulu censurer les médias sociaux et aucun gouvernement ne veut le faire. Mais comme la presse écrite ou électronique, ils doivent obéir aux lois du pays», a ajouté le ministre.

Les internautes se sont sentis menacés en décembre

En décembre, Kapil Sibal avait promis de «mettre en oeuvre des directives et des mécanismes» pour éliminer les contenus diffamatoires, une annonce qui avait suscité l'ire d'internautes.

Le ministre assurait alors que le gouvernement soutenait la libre expression et s'opposait à la censure, mais que certaines publications sur l'internet étaient si offensantes que personne ne les trouverait acceptables. Il citait notamment l'exemple de photos truquées de figures religieuses ou politiques nues.

Facebook et Google ont retiré du contenu sur leur site la semaine dernière.

Au côté de 19 autres groupes de l'internet, Google et Facebook ont été cités dans des affaires au pénal et au civil devant un tribunal de New Delhi qui doit déterminer s'ils sont juridiquement responsables des contenus à caractère obscène postés sur leurs sites par des internautes indiens.

Les deux groupes ont indiqué la semaine dernière avoir retiré de leurs sites des contenus présentés comme des preuves à leur encontre, sans en préciser la nature.

Débat au tribunal

Plusieurs firmes, dont Yahoo!, ont soumis une requête à la Haute Cour de New Delhi pour interrompre ces poursuites judiciaires, arguant qu'ils ne peuvent être tenus responsables de ce que mettent en ligne les utilisateurs.

Un juge de la Haute Cour avait prévenu en janvier que si les groupes n'éliminaient pas les contenus «offensants et choquants», ils seraient bloqués «comme en Chine». (afp)

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