Comptes volé chez HSBC: L'informaticien de HSBC du fisc aurait tenté de vendre ses données au Liban
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Comptes volé chez HSBCL'informaticien de HSBC du fisc aurait tenté de vendre ses données au Liban

Hervé Falciani, ancien salarié de la banque HSBC à Genève, accusé d'avoir dérobé des informations confidentielles qui ont alimenté une liste de fraudeurs détenue par le fisc français, aurait tenté de les vendre notamment à des banques libanaises, selon Le Monde et Le Figaro.

Selon Le Monde, dans son édition datée de samedi, M. Falciani, accompagné d'une informaticienne franco-libanaise qui travaillait avec lui, s'est rendu au Liban pour «démarcher d'éventuels clients en vendant des bases de données». Selon Le Monde, il s'agissait pour le couple «d'obtenir de l'argent pour financer le divorce d'Hervé Falciani avec sa femme».

Pour sa part, Le Figaro, qui parle d'un «épisode digne d'un film d'espionnage», précise que M. Falciani s'est rendu à Beyrouth en février 2009, sous un faux nom - ses cartes de visite étaient au nom de Ruben al-Chidiak - «pour un séjour qui ressemble à des vacances de couple amoureux».

Pendant une semaine de «vacances», ils sont allés voir «quatre banques dont une suisse au Liban». En fait, le couple cherchait «à vendre, pour un prix qui n'a pas été déterminé, la base de données» qui avait été constituée «par l'interception de fax et d'e-mails avec l'aide d'une tierce personne», précise Le Figaro.

«Les banquiers libanais semblaient intéressés», selon Le Monde, l'un deux ayant même confirmé que M. Falciani lui avait présenté «un document comportant des listings de numéros de comptes, de numéros de fax, d'adresses et de positions».

«A l'issue de ce périple libanais, aucune transaction financière n'est pourtant réalisée», assure Le Monde et «à l'issue de leurs vacances (...) les deux salariés reprennent leurs postes à la HSBC Privat Bank, comme si de rien n'était», précise Le Figaro.

Les autorités helvétiques assurent que M. Falciani a tenté de vendre ses informations à plusieurs Etats. Elles ont ouvert le 29 mai 2008 une enquête contre lui. Interrogée en décembre 2008, sa collègue informaticienne l'aurait «lourdement chargé» selon Le Figaro.

Ce serait à partir de cet échec au Liban que le couple aurait décidé de «tenter de le vendre à des services de renseignements», indique le quotidien.

(afp)

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