Panama papers: L'informaticien soupçonné de vol de données libéré
Actualisé

Panama papersL'informaticien soupçonné de vol de données libéré

Un informaticien du bureau genevois du cabinet d'avocats panaméen Mossack Fonseca, au coeur du scandale des «Panama Papers», a été remis en liberté. Mais il ne doit pas quitter la Suisse.

1 / 77
Il y a un an éclatait le scandale des Panama Papers. Le point sur l'affaire. (Vendredi 31 mars 2017)

Il y a un an éclatait le scandale des Panama Papers. Le point sur l'affaire. (Vendredi 31 mars 2017)

AFP
Le Panama est «prêt à commencer» en 2018 l'échange automatique d'informations pour contrer la fraude fiscale internationale, a annoncé vendredi sa vice-présidente Isabel de Saint Malo (ici). Il demande à être retiré de la liste française des paradis fiscaux. (Image d'archive)

Le Panama est «prêt à commencer» en 2018 l'échange automatique d'informations pour contrer la fraude fiscale internationale, a annoncé vendredi sa vice-présidente Isabel de Saint Malo (ici). Il demande à être retiré de la liste française des paradis fiscaux. (Image d'archive)

AFP
Les actifs des banques basées au Panama ont dépassé en 2016 les 120 milliards de dollars, un montant record atteint en dépit du scandale des Panama Papers. (Jeudi 16 mars 2017)

Les actifs des banques basées au Panama ont dépassé en 2016 les 120 milliards de dollars, un montant record atteint en dépit du scandale des Panama Papers. (Jeudi 16 mars 2017)

AFP

L'homme, dont l'identité n'a pas été divulguée, est soupçonné de soustraction de données et d'accès indu à un système informatique.

«Mon client, qui avait été arrêté au début du mois, a été remis en liberté vendredi et il s'est engagé à ne pas quitter le territoire suisse jusqu'à la fin de l'enquête», a déclaré son avocat, maître Thomas Barth. Il a ajouté que les analyses et les investigations pourraient durer «plusieurs mois».

Une procédure de plusieurs semaines à plusieurs mois que confirme le Ministère public genevois. Les investigations sont «complexes», a indiqué samedi à l'ats l'un de ses responsables de la communication, Vincent Derouand. Et le procureur a décidé de mettre un terme à cette détention préventive parce que le risque de collusion n'était «plus avéré».

Mi-juin, le quotidien Le Temps avait révélé qu'une procédure avait été ouverte par la justice genevoise après le dépôt d'une plainte pénale émanant de la société Mossack Fonseca. Selon une source proche du dossier, le parquet avait alors ordonné une perquisition dans les locaux genevois du cabinet d'avocats panaméen.

Des vérifications sont en cours pour établir si l'informaticien a bien soustrait des données à son employeur et, si les faits sont avérés, quel type de données et à quelle période.

Dissimulation

L'étude Mossack Fonseca est au coeur du scandale des Panama papers. Des millions de fichiers ont été soustraits à la société. Ils ont été analysés par un consortium international de journalistes.

Ces documents ont débouché sur l'ouverture de nombreuses enquêtes dans le monde. Ils ont notamment conduit le Premier ministre islandais et un ministre espagnol à la démission. Les données révèlent plus généralement l'ampleur de l'utilisation de sociétés offshore aux fins de dissimuler des actifs dans des territoires opaques et à très faible fiscalité.

Le 5 avril, Mossack Fonseca a affirmé avoir été victime d'un piratage informatique opéré depuis des serveurs étrangers et avoir porté plainte à ce sujet. (nxp/ats)

(NewsXpress)

Ton opinion