Procès DSK: L'informatique atteste la version de Nafissatou

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Procès DSKL'informatique atteste la version de Nafissatou

Les cartes magnétiques de l'hôtel où était descendu l'ex-patron du FMI ont été examinées par les enquêteurs et confirment la première version de la femme de chambre.

par
fnd

Nouveau rebondissement dans le fait-divers à épisodes que constitue l'affaire DSK. Selon le journal en ligne lefigaro.fr, l'examen de la carte magnétique permettant à la femme de ménage guinéenne d'entrer dans les chambres du Sofitel pour effectuer le room service a rendu son verdict: la plaignante ne s'est pas tranquillement rendue dans une autre suite du Sofitel pour y effectuer le nettoyage avant de se décider à parler de l'agression sexuelle supposée qu'elle aurait subie par Dominique Strauss-Kahn dans la désormais célèbre suite 2806 auprès de ses collègues.

Cette chronologie enfin dévoilée par l'analyse des cartes magnétiques saisies par les enquêteurs et du système informatique de l'hôtel, confirme la première version des faits que Nafissatou avait confiée à sa direction puis aux policiers new-yorkais.

D'après la chronologie reconstituée par «Le Figaro», en se fiant à une source «proche du dossier judiciaire», peu après 12h26, la clé magnétique de Nafissatou a ouvert successivement la suite 2820 puis la 2806 - celle de DSK. Après avoir quitté précipitamment la suite de DSK, elle se serait réfugiée dans la chambre 2820 qu'elle savait inoccupée, avant d'y être découverte par la responsable de son étage. Sa supérieure hiérarchique l'a alors amenée dans la 2806 afin qu'elle lui explique ce qui s'est produit et qu'elle reprenne ses esprits. Telle est aussi la version donnée aux enquêteurs par la responsable d'étage du Sofitel. Mais le contenu des cartes magnétiques de l'hôtel ne sont parvenues que tardivement vendredi dernier au procureur responsable de l'enquête, Cyrus Vance.

Alors pourquoi la plaignante a-t-elle ensuite modifié sa version des faits aux enquêteurs? Et pourquoi a-t-elle déclaré 24 heures après les faits dans sa langue maternelle au téléphone à son compagnon emprisonné et sur écoute: «Ne t'inquiète pas, ce type a plein d'argent. Je sais ce que je fais.» Autant de zones d'ombre que l'enquête en cours va tenter de répondre.

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