Actualisé 22.03.2019 à 15:35

Télécoms

L'infrastructure Swisscom sera gérée par Cablex

Un millier de techniciens Swisscom vont changer d'employeur. Aucune suppression de poste n'est prévue pour l'instant, selon Cablex. Les négociations avec les syndicats sont en cours.

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La maintenance et l'installation à domicile va être transférée à la filiale de Swisscom, Cablex, déjà active dans ce domaine.

La maintenance et l'installation à domicile va être transférée à la filiale de Swisscom, Cablex, déjà active dans ce domaine.

Keystone/Carlo Reguzzi

Après les rumeurs qui courraient depuis plusieurs jours, Swisscom et Cablex ont confirmé vendredi le «regroupement de leurs forces». L'infrastructure du réseau de l'opérateur sera désormais entièrement gérée par sa filiale Cablex, qui va intégrer les quelques 1000 techniciens que compte le département technique transféré jusqu'en 2020.

L'idée de cette fusion est d'être plus efficace sur le terrain. «Actuellement les deux sociétés doivent travailler ensemble sur la même tâche, précise Daniel Binzegger, CEO de Cablex. On va gagner du temps et de la qualité, et cette concentration de spécialistes permettra aussi de s'attaquer à de nouveaux domaines comme la smart city ou l'internet des objets.» Objectif également: faire face à la concurrence de grands groupes étrangers, notamment français.

Modalités du transfert en négociations

«Aucune suppression de poste n'est prévue pour l'instant», rassure le CEO. Cablex, propriété à 100% de Swisscom et donc détenue à 51,2% par la Confédération, travaille déjà pour d'autres entreprises comme Sunrise, Salt ou UPC, mais aussi pour des infrastructures telles que le CEVA ou le LEB. Composée aujourd'hui de 1500 employés, elle passe désormais à 2500 salariés.

«Les conditions de travail sont presque les mêmes, poursuit Daniel Binzegger. La caisse de pension reste celle de Swisscom.» Il concède toutefois que les CCT sont différentes, avec par exemple un nombre d'heures de travail légèrement plus élevé chez Cablex. «Mais nous offrons davantage de vacances.»

Deux syndicats sont parties prenantes du transfert des quelque 1000 personnes qui vont changer d'employeur ces prochaines semaines, et en négocient actuellement les modalités. Syndicom rappelle que dans ce cas, Swisscom est tenu par la loi d'initier un processus de participation. L'association professionnelle Transfair estime de son côté que Cablex «reste un employeur offrant de bonnes conditions de travail», et que la démarche est une réponse logique à une forte concurrence.

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