Soupçons d'attentats terroristes: L'ingénieur du CERN avait des militaires français dans le viseur
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Soupçons d'attentats terroristesL'ingénieur du CERN avait des militaires français dans le viseur

L'ingénieur du CERN arrêté début octobre en France et soupçonné de vouloir commettre des attentats, envisageait de s'en prendre à des chasseurs alpins, a-t-on appris mardi de source policière.

Cette unité d'élite de l'armée française a opéré en Afghanistan.

Agé de 32 ans, l'ingénieur avait été interpellé en Isère le 8 octobre avec son frère, lequel a été libéré depuis. Inculpé d'«association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste» pour des liens présumés avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), il avait été écroué quatre jours plus tard.

Selon une information parue mardi dans le «Dauphiné Libéré», le physicien aurait voulu s'en prendre à l'armée française, projetant de commettre un attentat sur le site du 27e bataillon des chasseurs alpins (BCA) qui a envoyé, courant 2008, trois compagnies en Afghanistan. Le quotidien cite une source proche des autorités selon laquelle «le 27e BCA était une des cibles potentielles», une information confirmée à l'AFP par une source policière.

Cette source n'a toutefois pas précisé si les chasseurs alpins, qui font partie des troupes françaises mobilisées en Afghanistan, étaient visés dans ce pays ou sur leur base, à Annecy, dans l'est de la France.

Enquête en Suisse

Le Ministère public de la Confédération a également ouvert une enquête contre X pour soutien apporté à une organisation criminelle. L'ingénieur travaillait depuis 2003 au Centre européen de recherche nucléaire (CERN) à Genève. Il aurait également enseigné à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL).

Le CERN a fait savoir au lendemain de l'arrestation de son employé que celui-ci n'avait jamais, dans le cadre de ses recherches, «été en contact avec quelque élément qui pourrait être utilisé à des fins terroristes».

(ats)

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