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Salaire minimum«L'initiative devrait être invalidée»

Le directeur de l'Union suisse des arts et métiers (usam) aimerait faire invalider l'initiative sur un impôt fédéral sur les successions.

Hans-Ulrich Bigler, directeur de l'usam.

Hans-Ulrich Bigler, directeur de l'usam.

Elle viole le principe de l'unité de la matière et n'est ainsi pas conforme à la constitution, a déclaré Hans-Ulrich Bigler dans une interview à la «SonntagsZeitung».

«Nous demandons au Conseil fédéral d'établir sa propre expertise et d'invalider l'initiative», a ajouté le directeur de l'usam. L'introduction d'une telle imposition menacerait l'existence les PME au moment de la succession.

Durant cette étape délicate, les entreprises ont justement besoin de liquidités. Cet impôt les priverait de 20% de leur avoir au profit de l'Etat, estime Hans-Ulrich Bigler.

Le texte du PEV, de la gauche et des syndicats, intitulé «Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS (Réforme de la fiscalité successorale)», prévoit de taxer les héritages dès deux millions de francs à hauteur de 20%, ainsi que les dons de plus de 20'000 francs.

Salaire minimum le plus haut au monde

L'initiative de l'USS sur un salaire minimum est aussi passée sous la critique du directeur de l'usam. Pour Hans-Ulrich Bigler, elle remettrait en cause le modèle qui a apporté sa réussite à la Suisse.

Nous serions les seuls au monde à payer un salaire minimum de 22 francs l'heure, a remarqué le Zurichois. De nombreuses PME, particulièrement dans les régions périphériques et dans les branches exposées, ne peuvent pas verser un tel salaire.

Elles seraient contraintes de réduire le temps de travail, de supprimer des postes ou, dans les cas les plus graves, de mettre la clé sous la porte, a-t-il averti. (ats)

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