Education sexuelle : L'initiative peut être relancée
Actualisé

Education sexuelle L'initiative peut être relancée

L'initiative pour la «protection contre la sexualisation à l'école maternelle et primaire» peut être relancée. Après avoir découvert le passé pédophile d'un de ses membres, le comité a préféré déposer le texte avec une seule signature.

Le texte de l'initiative paru dans la «Feuille fédérale» du mardi 17 avril 2012. (dr)

Le texte de l'initiative paru dans la «Feuille fédérale» du mardi 17 avril 2012. (dr)

La Chancellerie fédérale a entériné cet échec dans la Feuille fédérale de mardi.

Pour pouvoir lancer une nouvelle initiative, les initiants devaient boucler la précédente, en attendant la fin du délai de récolte (le 17 octobre 2013) ou en déposant le texte muni de peu de signatures. Après avoir été publiés dans la Feuille fédérale, le texte ou la liste des membres du comité ne peuvent plus être modifiés.

Trois jours après le lancement de l'initiative, à mi-avril, le comité a découvert qu'un des principaux initiants, Benjamin Spühler, avait été condamné pour actes sexuels sur mineure dans les années '90. A la demande des autres membres, il avait immédiatement quitté le comité.

Cours facultatifs

Les promoteurs de l'initiative «Protection contre la sexualisation à l'école maternelle et à l'école primaire» veulent empêcher toute éducation sexuelle à l'école avant que les enfants aient atteint l'âge de neuf ans. Tout au plus, un cours destiné à la prévention des abus peut être dispensé à partir de l'école maternelle.

Un cours obligatoire ne pourrait être proposé que pour des enfants de 12 ans et plus, et dans le cadre de la biologie. Il doit être destiné à la «transmission de savoirs sur la reproduction et le développement humains». L'initiative précise que les jeunes ne peuvent être contraints de suivre une éducation sexuelle allant au- delà du cadre qu'elle pose.

Conseillers nationaux

Parmi les initiants, on retrouve plusieurs élus fédéraux, actuels ou anciens, issus notamment des rangs de l'UDC. Le Jurassien Dominique Baettig et le Valaisan Oskar Freysinger ainsi que la députée vaudoise Fabienne Despot sont ainsi membres du comité.

Des élus démocrates-chrétiens et libéraux-radicaux y figurent aussi: le conseiller national Yannick Buttet (PDC/VS), qui s'est retiré entre-temps, ou la libérale vaudoise Suzette Sandoz. Le groupe de parents bâlois qui fait croisade contre une boîte d'accessoires pédagogiques contenant des organes sexuels en peluche s'est joint au comité.

(ats)

Ton opinion