Genève: L'initiative pour abolir la pub largement retoquée
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GenèveL'initiative pour abolir la pub largement retoquée

Le Conseil d'Etat a partiellement invalidé le texte. Il n'a retenu que la mise à disposition de panneaux d'expression pour la population.

par
mpo
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Avec son message, BRKNWRLD veut dénoncer «l'information faussée sur ce qu'il se passe en Syrie».

Avec son message, BRKNWRLD veut dénoncer «l'information faussée sur ce qu'il se passe en Syrie».

BRKNWRLD
L'artiste a bombé 38 panneaux sur la Rive Gauche.

L'artiste a bombé 38 panneaux sur la Rive Gauche.

BRKNWRLD
Son message, toujours le même, est taché de sang: «Quand un homme sage montre Alep, le reste du monde regarde le doigt».

Son message, toujours le même, est taché de sang: «Quand un homme sage montre Alep, le reste du monde regarde le doigt».

BRKNWRLD

L'initiative municipale «Genève Zéro Pub. Libérons nos rues de la publicité commerciale!» sera bien soumise au peuple, mais dans une version fortement expurgée. En effet, le Conseil d'Etat a partiellement invalidé le texte.

Ce retoquage concerne les deux premiers points de l'initiative, à savoir la demande de libérer« l'espace public de la publicité commerciale par voie d'affichage» et de «faciliter la mobilité de (...) en supprimant les panneaux qui font obstacle aux

déplacements par leur emprise physique sur les espaces piétonniers». Le gouvernement n'a retenu que les demandes de poser des panneaux vierges pour permettre l'expression libre de la population et de l'affichage promotionnel pour les activités culturelles, caritatives ou associatives.

«Le Conseil d'Etat a fondé sa décision sur l'article 36 de la Loi sur l'administration des communes (Lac) qui délimite le droit d'initiative au niveau communal, explique Christophe Genoud, vice-chancelier. Dans le cas présent, les deux premiers articles de l'initiative sortent de ce champ.» Néanmoins, le gouvernement a estimé qu'il était cohérent que le peuple puisse se prononcer sur le reste du texte.

Du côté des initiants, on estime qu'il s'agit là d'une bonne nouvelle. «Nous estimons au contraire du Conseil d'Etat que les deux premiers points de notre initiative entrent dans le champ des compétences communales», réagit Jean Rossiaud, membre du comité d'initiative. Il indique qu'un recours est vraisemblable et qu'il est envisageable qu'un projet de loi visant à modifier la législation soit également déposé.

Le texte doit maintenant passer devant les instances municipales.

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