23.03.2016 à 17:41

ChancellerieL'initiative pour les vaches à cornes déposée

Le texte demande que les paysans qui maintiennent les cornes de vaches soient soutenus financièrement.

Les initiants lors de la remise des paraphes.

Les initiants lors de la remise des paraphes.

photo: Keystone

Les paysans qui maintiennent les cornes de leurs vaches pourraient être soutenus financièrement. Le texte, muni selon les initiants de plus de 120'000 signatures valables, a été déposé mercredi après-midi à la Chancellerie fédérale.

Tintements de cloches et airs de yodel ont accompagné la remise des paraphes. Jusqu'au discours d'Armin Capaul, paysan grison installé à Perrefitte (BE) et initiant du texte, qui a annoncé en grande pompe la récolte de «151'788 signatures au total, dont 120'859 certifiées». Le délai pour le dépôt des paraphes, qui doivent encore être validés par la Chancellerie, arrivait à terme ce jour même.

L'initiative «pour la dignité des animaux de rente agricoles» demande que la Confédération veille en particulier à ce que les détenteurs de vaches, de taureaux reproducteurs, de chèvres et de boucs reproducteurs soient soutenus financièrement tant que les animaux adultes portent leurs cornes. L'idée d'une telle subvention n'avait pas été retenue dans la dernière politique agricole.

Armin Capaul s'était déjà fait connaître en lançant une pétition sur ce même thème. Il avait reçu le soutien de plusieurs organisations, comme la Protection suisse des animaux, l'Association pour la défense des petits et moyens paysans, Bio Suisse ou ProSpecieRara.

Les paysans sceptiques

L'Union suisse des paysans (USP), même si elle n'a pas encore pris position, se montre elle déjà sceptique. L'initiative «inquiète la profession», notamment en regard de son impact financier, a dit son directeur Jacques Bourgeois (PLR/FR) dans une interview à 24 Heures publiée mercredi. On craint des coupes dans d'autres prestations, car le budget agricole ne va certainement pas augmenter.

En Suisse, neuf vaches (laitières et allaitantes comptées ensemble) sur dix n'ont plus de cornes. Le risque de blessure entre animaux ou envers les humains est la principale raison qui incite une majorité d'agriculteurs à les écorner, a rappelé M. Bourgeois. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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