Actualisé 24.03.2020 à 06:05

Suisse

L'inquiétude gagne livreurs et routiers

Les professionnels de la route s'alarment de leurs nouvelles conditions de travail en lien avec le coronavirus.

Des salariés estiment devoir prendre trop de risques

Des salariés estiment devoir prendre trop de risques

iStock/Image prétexte

Alors que les achats en ligne explosent depuis le début de la pandémie, les livreurs à domicile sont inquiets. Les consignes de sécurité de l'Office fédéral de la santé ne sont ainsi pas suivies, a dénoncé lundi le syndicat Unia Genève. Soumis à une pression constante, le personnel doit se regrouper autour de la boucle de tri le matin et charger rapidement les colis dans les fourgons. Le rythme est soutenu et les distances de sécurité ne sont pas respectées, relève l'organisation.

Une pétition a été lancée par les employés de la branche de la logistique. Elle demande de privilégier exclusivement la distribution de biens nécessaires aux services essentiels à la population. Dans cette catégorie figurent l'alimentaire, le sanitaire, le médical et la sécurité. À l'inverse, un livreur s'étonne d'avoir dû acheminer des commandes non urgentes la semaine passée, comme des vélos pour enfants ou des articles de jardin.

Temps de travail augmenté

Les conditions de travail des routiers sont également dénoncées par Unia. Le Conseil fédéral a suspendu d'importantes dispositions protectrices de la loi du travail sans consulter les principaux intéressés, ce qui est «absolument inacceptable», estime le syndicat.

Sur deux semaines consécutives, les chauffeurs pourront désormais conduire jusqu'à 112 heures au lieu de 90. Les temps de repos hebdomadaires seront ramenés de 45 à 36 heures. Unia exige des contrôles plus stricts pour s'assurer que les règles sont respectées sur les lieux de travail.  (ats)

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