Bistrots: L'interdiction de fumer flingue les clopes
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BistrotsL'interdiction de fumer flingue les clopes

Le bannissement de la fumée a eu des effets rapides. La consommation a baissé.

par
phm

«L'évolution est positive pour la santé de tous», se réjouit Otto Brändli, président de la Ligue contre le cancer à Zurich. La raison de cette satisfaction: depuis la généralisation nationale de l'interdiction de fumer dans les établissements publics, le 1er mai dernier, les ventes de cigarettes, cigares et autres produits liés au tabac ont diminué de 9% dans le commerce de détail. Et selon l'administration fédérale des douanes, les importations ont reculé de 12,8% entre mai et août.

«En moyenne, cela représente deux à trois cigarettes de moins par personne et par jour», analyse Otto Brändli.Le bannissement de la fumée visait avant tout à protéger les non-fumeurs d'une exposition passive aux méfaits du tabac. Finalement, la mesure touche donc aussi les fumeurs: «C'est un effet positif», déclare Otto Brändli. Ce dernier critique en revanche les cantons qui se montrent les plus laxistes. La ligne stricte devrait s'imposer dans toute le pays. C'est le but de l'initiative populaire «Protection contre le tabagisme passif».

David Herzig, à la tête de la «communauté d'intérêt des restaurateurs suisses libres», tire une autre conclusion de ces chiffres: «Si l'on fume moins, les interdictions sont inutiles». Il affirme que l'initiative «Pour une loi libérale sur l'interdiction de fumer» a récolté 50'000 signatures.

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