Transit de bétail: L'interdiction sera difficile à maintenir face à l'UE
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Transit de bétailL'interdiction sera difficile à maintenir face à l'UE

Le Conseil fédéral reste très prudent concernant l'interdiction de transport routier de bétail à travers la Suisse.

Il est d'accord de l'ancrer dans la loi, mais signale que, face à l'UE, il sera très difficile de la maintenir à long terme.

L'interdiction est actuellement inscrite dans une ordonnance. Pour lui donner plus de poids, notamment face aux pressions de l'Union européenne (UE), la commission de la science du Conseil national veut l'inscrire dans la loi.

Exceptions

Dans son avis adopté mercredi, le gouvernement se range à cette solution avec quelques réserves. Comme la commission, il souhaite une exception pour le bétail transitant par la Suisse afin d'être présenté à des expositions. Le Conseil fédéral veut en outre l'étendre aux animaux d'élevage.

Dans les deux cas, il part de l'idée que le propriétaire a tout intérêt à ce que ses animaux soient transportés dans les meilleures conditions possibles.

La Suisse interdit depuis de nombreuses années le transit des bovins, ovins, caprins et porcins par la route. Pour le gouvernement, cette mesure reste judicieuse. Dans la mesure du possible, les animaux destinés à finir sur un étal doivent être abattus sur place, sans long transport préalable.

Pressions de l'UE

Mais Bruxelles, dans le cadre de l'accord bilatéral sur les échanges de produits agricoles, exige la levée de l'interdiction de transit. La question est également abordée durant les négociations en vue d'un accord de libre-échange agricole.

Parallèlement, l'UE entend fixer des durées maximales de transport des animaux. Au vu de cette évolution, le Conseil fédéral rappelle qu'il sera très difficile de préserver l'interdiction de transit à long terme.

(ats)

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