Actualisé 06.06.2017 à 18:43

SuisseL'internement à vie ne sera pas facilité

Le National a refusé mardi de soutenir un texte qui voulait serrer la vis pour certains délinquants sexuels.

Photo d'illustration.

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Keystone

Les délinquants qui ont commis des actes d'ordre sexuel sur des personnes préalablement droguées ou endormies ne doivent pas être plus facilement internés à vie. Le Conseil national a renoncé mardi par 101 voix contre 84 à soutenir une initiative parlementaire de Céline Amaudruz (UDC/GE).

A l'heure actuelle, des délinquants extrêmement dangereux, qui ont commis assassinat, brigandage ou viol, peuvent se retrouver dans la nature, a plaidé en vain Céline Amaudruz. L'élue a illustré son propos avec le cas de Markus W. qui a endormi et violé 22 victimes, «le cas d'école du délinquant dangereux qui n'est pas amendable».

Natalie Rickli (UDC/ZH) a évoqué la récente décision de ne pas interner à vie Fabrice A., meurtrier d'Adeline. Il avait déjà commis deux viols aggravés par le passé. «Le problème ne réside pas dans la justice, mais dans la loi», selon la Zurichoise. Il y a trop d'obstacles pour prononcer l'internement à vie, il est temps de serrer la vis.

Pratique inchangée

La question de l'internement se pose selon les circonstances et la personnalité de l'auteur du délit, a souligné Lisa Mazzone (Verts/GE) au nom de la commission. L'internement ordinaire est constamment réévalué; un délinquant peut ainsi rester enfermé toute sa vie, a-t-elle argumenté. Modifier le code pénal ne changerait guère la pratique car c'est une réaction à un cas particulier. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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