Actualisé 31.10.2013 à 21:05

TerrorismeL'Irak veut une «3e guerre mondiale» contre Al-Qaïda

Le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki a plaidé jeudi pour que la communauté internationale mène une «troisième guerre mondiale» contre le «virus» Al-Qaïda en pleine résurgence dans son pays.

Nouri al-Maliki s'exprimait lors d'une visite aux Etats-Unis.

Nouri al-Maliki s'exprimait lors d'une visite aux Etats-Unis.

«Nous voulons une guerre internationale contre le terrorisme», a lancé le chef du gouvernement irakien. «Nous avons eu deux guerres mondiales; nous en voulons une troisième contre ceux qui assassinent nos peuples et qui veulent que le sang coule», a poursuivi M. Maliki devant un auditoire au centre de réflexion Institute of Peace. Il a qualifié Al-Qaïda et ses filiales de «virus» faisant souffler un «vent mauvais» dans toute la région.

«Tous nos efforts doivent être dirigés pour empêcher le succès d'Al-Qaïda et d'autres organisations terroristes», a encore plaidé le Premier ministre. Il a proposé que l'Irak accueille une conférence internationale contre le terrorisme.

Séjour à Washington

M. Maliki est depuis mercredi à Washington et doit rencontrer vendredi le président Barack Obama pour doper la coopération antiterroriste entre les deux pays. Il avait été reçu mercredi par le vice-président américain Joe Biden, qui «a réaffirmé l'engagement des Etats-Unis à équiper (militairement) les Irakiens pour combattre Al-Qaïda», selon la Maison Blanche.

Nouri al-Maliki a par ailleurs rencontré jeudi le secrétaire à la Défense Chuck Hagel et le chef d'état-major interarmées, le général Martin Dempsey, a fait savoir le Pentagone.

Les trois hommes ont «discuté de la situation politique et sécuritaire en Irak (...) et des moyens de renforcer la coopération stratégique américano-irakienne face aux défis de la région», affirme le ministère dans un communiqué.

Accusé de «sectarisme»

Les derniers soldats américains ont quitté l'Irak en décembre 2011.

Le pays est endeuillé quasiment quotidiennement par des attentats et son niveau de violences a atteint un niveau jamais vu depuis 2008, quand il sortait d'un conflit confessionnel sanglant entre sunnites et chiites.

Alors que la guerre en Syrie voisine fait craindre un débordement transfrontalier en Irak, M. Maliki a réaffirmé la neutralité de Bagdad à l'égard de ce conflit chez son voisin. Le chef du gouvernement irakien est cependant accusé de «sectarisme» et de monter les chiites contre les sunnites, dans une lettre adressée mardi par d'influents sénateurs américains au président Obama. (ats)

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