Proche-Orient: L'Iran menace de raser Tel-Aviv et Haïfa
Actualisé

Proche-OrientL'Iran menace de raser Tel-Aviv et Haïfa

Israël, de son côté, a déjà menacé plusieurs fois de bombarder l'Iran si Téhéran ne renonçait pas à terme à son programme nucléaire.

La tension entre l'Iran et Israël ne cesse de monter.

La tension entre l'Iran et Israël ne cesse de monter.

L'Iran détruira Tel-Aviv et Haïfa en cas d'attaque israélienne, a déclaré jeudi l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la révolution islamique.

«Les dirigeants du régime sioniste menacent parfois de déclencher une invasion militaire, mais ils savent bien que s'ils commettent la moindre erreur, la République islamique rasera entièrement Tel-Aviv et Haïfa», a dit Ali Khamenei, plus haute autorité du régime iranien.

Dans son discours, Ali Khamenei a comparé jeudi à une véritable bataille la lutte que mène l'Iran depuis un an face aux sanctions internationales imposées du fait de son programme nucléaire. Il a jugé que les «ennemis» de l'Iran avaient avoué qu'ils tentaient de «paralyser la nation iranienne».

«Nous devons tirer les leçons de ce qui s'est passé l'an dernier», a-t-il dit, en allusion aux avancées réalisées récemment sur les plans scientifique et militaire, selon les autorités iraniennes. «Cette nation dynamique ne sera jamais mise à genoux», a-t-il souligné.

Le guide suprême a également appelé à une reconnaissance internationale du «droit naturel» de l'Iran d'enrichir de l'uranium pour les besoins de son programme nucléaire. Cette demande est rejetée par l'Occident.

Négociations le mois prochain

Les négociations entre l'Iran et les six puissances (Etats-Unis, Chine, Russie, Grande-Bretagne, France et Allemagne) sur le programme nucléaire iranien doivent reprendre le mois prochain. Ali Khamenei s'est montré réservé sur la proposition de pourparlers bilatéraux avec les Etats-Unis.

«Je ne suis pas optimiste à ce sujet. Pourquoi? Parce que nos expériences passées montrent que les discussions avec des responsables américains ne signifient pas pour nous que nous allons nous asseoir (à la table des négociations) et aboutir à une solution logique. (...) Ce qu'ils entendent par discussions, c'est que nous allons nous asseoir et discuter jusqu'à ce que l'Iran accepte leur point de vue.» (ats)

Ton opinion