Nucléaire: L'Iran «ne cherche pas à avoir l'arme atomique»
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NucléaireL'Iran «ne cherche pas à avoir l'arme atomique»

Le Guide de la république islamique Ali Khamenei a répété mercredi, en marge d'une visite de l'AIEA à Téhéran, que son pays ne cherchait pas à avoir la bombe atomique.

L'Iran «ne cherche pas à avoir l'arme atomique», a réaffirmé mercredi le Guide de la République islamique Ali Khamenei alors qu'une visite de l'AIEA à Téhéran pour tenter d'éclaircir les zones d'ombres du programme nucléaire iranien s'est achevée sur un échec.

«Nous voulons casser la suprématie basée sur les armes atomiques» dont disposent les grandes puissances, et «grâce à Dieu le peuple iranien y parviendra», a ajouté le guide suprême iranien lors d'un discours devant des scientifiques nucléaires du pays cité dans un communiqué officiel du gouvernement.

«L'énergie nucléaire est directement liée aux intérêts nationaux de l'Iran», a ajouté l'ayatollah Khamenei en demandant aux savants réunis devant lui de «continuer avec le plus grand sérieux (leur) travail qui est fondamental».

Il a également dénoncé «les assassinats (de scientifiques nucléaires iraniens) et les pressions (des pays occidentaux) qui sont le signe de la faiblesse de nos ennemis».

Ces déclarations du numéro un iranien interviennent alors qu'une visite à Téhéran d'une délégation de l'AIEA destinée à essayer de lever les craintes internationales sur les objectifs nucléaires de l'Iran s'est achevée mardi dans une impasse.

La communauté internationale redoute que le programme nucléaire iranien, condamné depuis 2006 par six résolutions du conseil de sécurité de l'ONU dont quatre assorties de sanctions, n'ait un objectif militaire caché.

Les dirigeants iraniens ont toujours affirmé avec force que la République islamique n'avait pas l'intention de se doter de l'arme atomique, qualifiée notamment de «contraire à la religion» («haram») par l'ayatollah Khamenei et de «stupide» par le président Mahmoud Ahmadinejad.

Le chef des inspecteurs de l'AIEA

Le chef des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a déclaré mercredi ne pas être parvenu à s'accorder avec Téhéran sur la suite des négociations concernant son programme nucléaire controversé, à son retour d'une visite de deux jours en Iran.

«Nous n'avons pas pu accéder (au site militaire de Parchin), nous n'avons pas pu formaliser la suite (des discussions). Nous allons à présent informer le directeur général (de l'AIEA) et plus tard le conseil des gouverneurs», a déclaré le Belge Herman Nackaerts, interrogé par des journalistes à l'aéroport de Vienne.

«Ensuite, nous verrons quelles seront les prochaines étapes», a-t-il ajouté.

La veille, l'agence de l'ONU avait déjà regretté l'absence d'un accord avec l'Iran sur la suite des discussions concernant son programme nucléaire, que les Occidentaux soupçonnent d'avoir des visées militaires. La République islamique affirme que sa nature est purement pacifique.

Dans un communiqué diffusé dans la nuit de mardi à mercredi, l'AIEA avait également relevé le refus de Téhéran d'accorder à la mission de l'agence l'accès au site nucléaire supposé de Parchin, situé dans une base militaire.

L'AIEA n'a pas donné d'indication sur les suites qu'elle entend donner à cet échec, dont débattra son conseil des gouverneurs à partir du 5 mars prochain. (ats/afp)

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