Condamnation à mort: L'Iran ne lapidera pas Sakineh l'adultère
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Condamnation à mortL'Iran ne lapidera pas Sakineh l'adultère

Sakineh, l'Iranienne condamnée à la lapidation pour adultère, dont le cas avait suscité un tollé international, ne sera finalement pas exécutée.

«Selon les informations transmises par les autorités judiciaires compétentes en Iran, (Sakineh Mohammadi-Ashtiani) ne sera pas lapidée», a annoncé l'ambassade d'Iran à Londres dans un communiqué cité par le Times.

Le communiqué ne précise toutefois pas si la condamnée, âgée de 43 ans, sera épargnée ou finalement exécutée par pendaison, souligne le quotidien.

Selon l'association de défense des droits de l'Homme Amnesty International, elle avait été condamnée en 2006 ou 2007 et a déjà reçu 99 coups de fouet.

La lapidation prévue vendredi avait suscité de nombreuses condamnations de par le monde, Washington et Londres en tête.

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague avait qualifié jeudi la sentence de «moyenâgeuse», estimant que si elle était mise à exécution, cette lapidation provoquerait «dégoût et horreur dans le monde».

«La lapidation comme moyen de mise à mort s'apparente à de la torture. C'est un acte barbare et odieux», a déclaré de son côté à Washington un porte-parole du département d'Etat, Mark Toner.

Le Times avait lancé une campagne pour faire annuler la lapidation et avait publié une lettre ouverte signée par de grands noms de la politique et des arts.

Parmi les signataires figuraient l'ex-secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, trois anciens ministres britanniques des Affaires étrangères et Jose Ramos-Horta, président du Timor Oriental et prix Nobel de la Paix, ainsi que les acteurs américains Robert de Niro et Robert Redford, l'actrice française Juliette Binoche et son compatriote le philosophe Bernard-Henri Levy. (afp)

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