Actualisé 14.10.2019 à 11:36

BrexitL'Irlande estime un accord possible cette semaine

Alors que le Royaume-Uni et Bruxelles abordent une semaine cruciale, L'Irlande se dit optimiste pour un accord de divorce cette semaine encore.

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La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

AFP
Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

AFP
Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

AFP

Un accord pour un divorce à l'amiable avec le Royaume-Uni est possible dès cette semaine, a estimé lundi le vice-Premier ministre irlandais après un week-end de discussions intenses entre les Britanniques et l'UE.

«Un accord est possible et c'est possible ce mois-ci. C'est peut-être même possible cette semaine, mais nous n'y sommes pas encore», a déclaré Simon Coveney.

«Comme l'a dit hier Michel Barnier, négociateur de l'UE, il y a encore beaucoup de travail à faire et j'espère que nous pourrons progresser encore aujourd'hui», a-t-il ajouté.

«Sur le Brexit, moins on en dit maintenant, mieux c'est», a estimé Simon Coveney. «Je pense que ce que nous essayons de faire est assez clair, mais il y a maintenant des discussions techniques assez détaillées et je pense que nous devons donner le temps et l'espace nécessaires à cela», a-t-il insisté.

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(Video: Wibbitz)

Entretiens «intenses»

Deux de ses homologues de l'UE ont partagé cet espoir à leur arrivée à Luxembourg pour une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UE.

Le chef de la diplomatie du Luxembourg Jean Asselborn pense également qu'un accord est possible après l'évolution constatée sur la position britannique et le ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Borrell a déclaré «espérer» un tel accord.

Michel Barnier a informé les ambassadeurs de l'UE à la fin de la journée de dimanche après un week-end d'entretiens entre fonctionnaires qualifiés d'«intenses» et de «constructifs».

Mais aucune avancée décisive n'a été réalisée à ce jour. «Les solutions esquissées ne sont pas encore formalisées dans un texte qui les rend juridiquement solides et opérationnelles. Tant qu'il n'y aura pas de texte, il n'y aura pas d'accord», a averti lundi le représentant d'un Etat membre.

«Les discussions continuent lundi, mais les délais sont très serrés pour le sommet de jeudi», a-t-il souligné.

M. Barnier participera mardi à Luxembourg à une réunion des ministres des Affaires européennes de l'UE et les informera des résultats de ses discussions lundi avec ses interlocuteurs britanniques.

Jeudi les chefs d'Etat et de gouvernements des 27 décideront au cours de leur sommet de la suite à donner aux négociations avec Londres.

Le Royaume-Uni doit quitter l'UE le 31 octobre.

«Un report de cette date sera nécessaire pour conclure dans tous les cas de figures, en cas d'accord, en cas d'échec des pourparlers ou s'il faut poursuivre les négociations», a soutenu un diplomate européen de haut rang. «Mais il doit être demandé par le Premier ministre britannique Boris Johnson», a-t-il insisté. (nxp/afp)

(NewsXpress)

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