Actualisé 01.12.2017 à 17:29

BrexitL'Irlande refuse toute frontière avec Belfast

La question de l'instauration d'une nouvelle frontière entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord n'est pas encore tranchée.

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L'Union européenne (UE) a accepté un accord financier avec la Grande-Bretagne. Selon le texte, Londres s'engage à payer une part fixe des budgets européens après son départ de l'UE en 2019. (Jeudi 30 novembre 2017)

L'Union européenne (UE) a accepté un accord financier avec la Grande-Bretagne. Selon le texte, Londres s'engage à payer une part fixe des budgets européens après son départ de l'UE en 2019. (Jeudi 30 novembre 2017)

Keystone
L'Union européenne (UE) et le Royaume-Uni sont proches d'un accord au sujet de la frontière de l'Irlande du Nord. (Mercredi 29 novembre 2017)

L'Union européenne (UE) et le Royaume-Uni sont proches d'un accord au sujet de la frontière de l'Irlande du Nord. (Mercredi 29 novembre 2017)

AFP
Le Royaume-Uni et l'Irlande campent sur leurs positions au sujet du devenir de leur frontière commune après le Brexit.(Dimanche 26 novembre 2017)

Le Royaume-Uni et l'Irlande campent sur leurs positions au sujet du devenir de leur frontière commune après le Brexit.(Dimanche 26 novembre 2017)

AFP

L'Irlande a réitéré vendredi son refus d'une frontière avec la province britannique d'Irlande du Nord après le Brexit. Une rencontre devait se tenir à Dublin avec le président du Conseil européen sur cette question épineuse.

L'Union européenne a donné à Londres jusqu'au lundi 4 décembre - «date limite absolue» - pour prendre des engagements «suffisants» sur la frontière irlandaise, un des trois dossiers qu'elle souhaite régler en priorité avant d'initier la deuxième phase des négociations, soit la définition de sa future relation commerciale avec Londres.

«Nous n'y sommes pas encore», a constaté vendredi le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Coveney. «Sur l'Irlande, il y a encore beaucoup de choses à faire. Nous voulons être positifs mais nous insistons aussi sur le fait qu'il ne peut y avoir de frontière», a-t-il ajouté devant la presse à Dublin.

Le retour d'une frontière entre les deux Irlande après le Brexit - pévu fin mars 2019 - risquerait de provoquer un choc pour ces deux économies particulièrement imbriquées qui échangent aujourd'hui sans entraves. Elle pourrait aussi fragiliser l'accord de paix de 1998 en Irlande du Nord.

Garantie écrite

Simon Coveney a répété qu'avant d'aller de l'avant dans les négociations, son pays souhaitait obtenir la garantie écrite de Londres qu'une frontière physique ne serait pas rétablie avec l'Irlande du Nord.

«Si l'Irlande du Nord quitte l'UE, ce qu'elle fera en tant que membre du Royaume-Uni, le gouvernement britannique a l'obligation d'assurer que les gains durement acquis au cours des vingt dernières années sont protégés et maintenus», a-t-il déclaré un peu plus tôt sur BBC Radio 4.

«On ne peut pas nous demander de sauter dans le vide en ouvrant la deuxième phase des négociations en espérant que ces problèmes seront résolus» ultérieurement, a-t-il ajouté, demandant des «garanties» pour le maintien en Irlande du Nord des régulations actuelles, notamment en matière de sécurité alimentaire.

Si les discussions sur la facture du Brexit ont semblé progresser récemment, sans toutefois aboutir jusqu'à présent, le contentieux irlandais a de plus en plus émergé comme un point de blocage.

L'UE soutient l'Irlande

Le président du Conseil européen Donald Tusk a prévenu vendredi à Dublin que si la proposition britannique pour régler la question de la frontière irlandaise après le Brexit était «inacceptable pour l'Irlande, elle le sera aussi pour l'UE».

«Permettez-moi de le dire très clairement. Si l'offre britannique est inacceptable pour l'Irlande, elle le sera aussi pour l'UE», a déclaré le responsable européen lors d'une déclaration devant la presse, après une rencontre avec le Premier ministre irlandais Leo Varadkar. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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