L'Italie s'impose et termine en tête du Groupe E

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L'Italie s'impose et termine en tête du Groupe E

L'Italie a remporté 2:0 le dernier match du premier tour qui les opposait à la République tchèque.

La République tchèque est le premier éliminé de marque de la Coupe du monde 2006. La formation de Brückner a en effet été battue 2-0 par une Italie solide et réaliste, laissant ainsi échapper la deuxième place du groupe E au Ghana.

Il y a deux jours, Cannavaro invitait ses coéquipiers à «jouer plus à l'italienne». Dans les faits, le capitaine de la «Squadra Azzura» demandait que le onze de la «Botte» retrouve le «cynisme» - dixit le défenseur de la Juventus - qui lui avait valu ses succès antérieurs. Or, à Hambourg, il semble que ses paroles furent entendues.

L'Italie laissait l'initiative du jeu aux Tchèques, traversant 20 premières minutes compliquées au cours desquelles Baros et Nedved - par deux fois - causaient des frayeurs à Buffon. La défense transalpine ne se montrait pas à son avantage et Nesta, visiblement blessé, devait laisser sa place à Materazzi à la 17e. La première occasion italienne venait, à la 25e, d'une tête des 18 m (!) de Gattuso, par-dessus. Une minute plus tard, Totti déposait un corner sur la tête de Materazzi, lequel trompait Cech de fort belle manière.

Les longues minutes de Polak

Déjà largement battu dans les airs par le défenseur de l'Inter Milan, Polak allait causer la perte des siens. Il se faisait tout d'abord avertir pour une faute grossière sur Camoranesi à la 35e, avant de se faire expulser pour une charge sur Totti dans les arrêts de jeu. La République tchèque - handicapée de façon rédhibitoire par l'absence de Koller et la méforme de Baros - ne pouvait dès lors plus revenir dans le match.

Le géant néo-monégasque, blessé lors du 1er match contre les Etats-Unis, manquait cruellement aux Tchèques. Surtout que Baros, indisponible contre les «Black Stars» et les Américains, semblait ne pas être encore prêt à assumer une rencontre d'une telle importance. La formation de Brückner affichait ainsi une évidente résignation, même durant les 20 dernières minutes presque «désertées» par l'Italie.

Un pari tactique gagnant

Lippi avait modifié la disposition tactique de sa formation. Pour la première fois avec un seul homme en pointe - Gilardino - en lieu et place du duo formé par l'attaquant de Milan et Toni, la «Squadra Azzura» retrouvait des couleurs après sa mauvaise performance contre les Etats-Unis. Totti se montrait incisif, Pirlo régulier et fiable. Dans les couloirs, Camoranesi et Zambrotta parvenaient à déséquilibrer l'arrière-garde adverse à plusieurs reprises.

A la 60e, Inzaghi était lancé dans le bain mondial pour la première fois du tournoi. Fidèle à son habitude, le poison milanais s'avérait dangereux dès ses premiers ballons. A la 87e, sur une ouverture lumineuse de Perrotta, «Super Pippo» s'en allait seul battre Cech et scellait le sort d'une bien pâle République tchèque.

République tchèque - Italie 0-2 (0-1)

Stade de la Coupe du monde FIFA, Hambourg. 50 000 spectateurs (guichets fermés).

Arbitre: Archundia (Mex).

Buts: 26e Materazzi 0- 1. 87e Inzaghi 0-2.

République tchèque: Cech; Grygera, Kovac (78e Heinz), Rozehnal, Jankulovski; Polak; Poborsky (46e Stajner), Rosicky, Nedved, Plasil; Baros (64e Jarolim).

Italie: Buffon; Zambrotta, Nesta (17e Materazzi), Cannavaro, Grosso; Gattuso, Pirlo, Perrotta; Camoranesi (74e Barone), Totti; Gilardino (60e Inzaghi).

Notes: la République tchèque sans Lokvenc, Ujfalusi (suspendus) ni Koller (blessé), l'Italie sans De Rossi (suspendu). 45e expulsion de Polak (2e avertissement).

Avertissements: 31e Gattuso. 35e Polak. (si)

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