L'Italie va resister à la pression des clubs de foot
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L'Italie va resister à la pression des clubs de foot

Le ministre italien de l'Intérieur Giuliano Amato s'est engagé mardi à ne pas rouvrir leurs stades au public tant que les règlementations en matière de sécurité ne seront pas respectées.

Trois jours après la mort d'un policier tué en marge du match de football entre les clubs de Catane et Palerme, il a annoncé lundi que les supporters ne seront pas autorisés à assister aux rencontres dans les stades en Italie en l'absence de mesures de sécurité.

Les matches du championnat de Série A prévus samedi et dimanche derniers ont été annulés après la mort du policier. Une décision sur la date de reprise des rencontres devrait être prise mercredi, selon la Fédération italienne de football.

Les responsables des clubs de Serie-A et B se sont rencontrés mardi pour des discussions informelles à Rome. Ils ont fait part de leur souhait de reprendre le championnat ce week-end, selon l'agence de presse ANSA. «Nous sommes tous d'accord pour jouer immédiatement, à partir de samedi», a expliqué le président du club de Palerme, Maurizio Zamparini, cité par by ANSA. «La décision sera prise demain».

Devant le Parlement, le ministre de l'Intérieur a expliqué que 34 personnes, dont onze mineurs, avaient été arrêtées après les violences. Aucune d'entre elles ne serait responsable de la mort de Filippo Raciti. Elles sont soupçonnées de violences contre les forces de l'ordre et d'actes de vandalisme.

«Il ne fait aucun doute qu'il y aura des pressions de ce monde (du football) pour que le spectacle continue», a déclaré Giuliano Amato devant la chambre des députés. «Nous avons le devoir, à l'égard des forces de l'ordre et des citoyens, de résister aux pressions». Assurer la sécurité «vaut plus que les intérêts économiques qui prétendent que le spectacle doit continuer», a-t-il ajouté.

Il faisait allusion aux propos du président de la ligue de football Antonio Matarrese. «Nous sommes touchés, mais le spectacle doit continuer», a déclaré ce dernier lundi sur une radio italienne. «Malheureusement, les morts font partie de cet immense mouvement, que les forces de l'ordre ne réussissent toujours pas à contrôler».

Giuliano Amato a également expliqué qu'entre le début du championnat à l'automne et janvier, le nombre de policiers blessés pendant les matches de football avaient grimpé de 158 et 228, par rapport à la même période de la saison précédente. Dans le même temps, le nombre de personnes arrêtées augmentait de 20 à 136. (ap)

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