Affaire Kadhafi: L'Italie veut réconcilier Berne et Tripoli

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Affaire KadhafiL'Italie veut réconcilier Berne et Tripoli

Le ministre italien des affaires étrangères Franco Frattini se rend lundi à Tripoli pour résoudre la crise entre la Suisse et la Libye.

Le ministre italien des affaires étrangères Franco Frattini veut tenter de trouver une issue «satisfaisante pour tous» à la crise des visas entre la Suisse et la Libye, qui frappe également les ressortissants de l'Union européenne.

M. Frattini doit notamment rencontrer son homologue libyen Moussa Koussa, a rapporté dimanche l'agence italienne ANSA. L'Italie est l'un des pays de l'UE qui entretient des relations privilégiées avec le régime de Tripoli. Les deux pays ont signé ces derniers mois toute une série d'accords politiques et économiques.

Cette visite s'inscrit dans les efforts de l'UE de mettre fin à la crise entre Berne et Tripoli. Les ministres des affaires étrangères espagnol Miguel Angel Moratinos - dont le pays préside actuellement l'UE -, maltais Tonio Borg et portugais Luis Amado se sont rendus la semaine passée à Tripoli.

Berne a bloqué l'attribution de visas Schengen à des membres de l'élite libyenne, car deux ressortissants suisses, sans visas de sortie de la part de Tripoli, n'ont pu quitter le territoire libyen pendant plus d'une année, suite à l'interpellation musclée d'Hannibal Kadhafi à Genève. Selon Tripoli, cette «liste noire» comprend les noms de 188 personnalités libyennes, dont le colonel Kadhafi.

La Libye a réagi en interdisant l'attribution de visas d'entrée pour les citoyens européens de tous les pays de l'UE, sauf la Grande- Bretagne, l'Irlande, la Roumanie et la Bulgarie.

Göldi en mauvais état psychologique

Si l'un des deux Suisses retenus en Libye a pu quitter le pays fin février, l'autre, Max Göldi, se trouve encore dans une prison près de Tripoli. Son avocat Saleh Zahaf a appelé dimanche les autorités suisses à intervenir «avec diligence» en faveur de son client dont l'état psychologique est «très mauvais».

Quand «j'ai sollicité l'Etat libyen au sujet d'une demande de grâce pour mon client, on m'a répondu que Tripoli attendait toujours des mesures à l'encontre de ceux qui avaient maltraité Hannibal», a déclaré Me Zahaf à l'AFP.

(ats)

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